ActualitésCultureNîmes

NÎMES Comment copier d’après l’Antique?

(Photo Anthony Maurin).

"Copier d’après l’Antique", des ateliers d’arts plastiques au Musée des Beaux-arts durant tout l’été.

Une partie de l'exposition "Beau comme l'Antique" à voir au Musée des Beaux-Arts, rue Cité Foulc à Nîmes (Photo Anthony Maurin).

C'est nouveau et il faut forcément qu'il fasse tout chaud... Heureusement que le Musée des Beaux-Arts est climatisé car il propose des ateliers pour adolescents et adultes au cœur de l’exposition "Beau comme l’Antique" jusqu’au 31 octobre.

Avant de parler des ateliers qui vont avec, cette exposition temporaire sur l'antique permet d'aborder la grande question de l'esthétisme à travers les âges. Monnaies, médailles, statues et objets, en deviennent elles-mêmes des références : Médicis, Borghèse... Autant de collections dignes d'admiration par leur présentation, et référence d’œuvres modèles, copiées, montrées et diffusées dans l'Europe entière. Initiateur des collections royales françaises, François Ier vient même à Nîmes pour admirer ses antiquités !

Mais aujourd'hui Nîmes est encore au centre des débats tout en ayant de bien jolis musées. À commencer par le musée des Beaux-Arts. De l'extérieur, le bâtiment est majestueux mais attendez de pousser la porte pour voir ce qui se cache derrière. Un parfait bijou dans un écrin majestueux... "Je me promène et revois ce que quelques fois nous vîmes des antiquités de Nîmes, soigneusement toi et moi. L'ordre et la proportion selon vraie architecture, ravit d'admiration tout humaine création" dit l'ode de Jacques Pineton dédiée à Jean Poldo d'Albenas.

L'Antique a toujours été au coeur des représentations plus modernes (Photo Anthony Maurin).

Et c'est vrai, l'Antiquité fut une source d'inspiration pour les artistes modernes des trois beaux arts. Dessin, peinture, architecture et sculpture en tirent encore d'indubitables influences. Source d'inspiration que vous allez pouvoir suivre à votre tour. Immergés au cœur de l’expo, les participants pourront s’initier à la copie d’œuvres et découvriront l’exposition à travers le regard d'Younes Akrouch, jeune artiste de l’école des Beaux-arts de Nîmes.

Ici, vous verrez les bustes et modèles en plâtre qui sont signés d’un sculpteur nîmois, Mérignargues. Pour le Daniel Trarieux, conservateur des lieux, "Tous ces plâtres, qui étaient la base de l’enseignement, ont été détruits après Mai 68. C’était un geste symbolique pour signer la fin de la toute-puissance de l’esthétique gréco-romaine. On se rend compte aujourd’hui que ce balayage est vain puisque de jeunes artistes reviennent à cette notion de l’esthétique antique. Pour comprendre cet engouement autour de l’antique, il faut remonter au XIXe siècle, avec la gratuité des écoles d’art. Aujourd’hui, cette longue tradition est reprise par les élèves de l’école des Beaux-Arts de Nîmes. Grâce à eux, certains jours, à la fermeture du musée, les visiteurs dessineront d’après les modèles, comme c’était le cas à l’époque."

De 17h à 19h les jeudis 29 juillet, 12 et 26 août, de 10h à 12h les samedis 11 et 25 septembre, 9 et 23 octobre. À partir de 16 ans au tarif de 5 euros. Réservation : 04.66.76.71.63.

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité