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NÎMES Au Musée c’est toute l’année, mais en septembre il ne faut pas attendre

Le musée de la Romanité (Photo Anthony Maurin).
L'exposition temporaire L’Empereur romain, un mortel parmi les dieux Musée Romanité (Photo Anthony Maurin).

Le Musée de la Romanité n'a pas fermé ses portes mais lance, en ce mois de septembre, quelques activités. Plein feux sur une programmation faite de conférences, de Journées européennes du patrimoine et des derniers jours pour découvrir l’exposition "L’Empereur romain, un mortel parmi les dieux !"

Les samedi 4 et dimanche 5 septembre à 11h et 15h auront lieu des conférences décalées sur le thème "Ceci n’est pas un goûter" par le collectif Les Têtes Renversantes. Ces conférences décalées, qui allient histoire de l’art et moments conviviaux grâce au principe de l’apéro-conférence ou du goûter-conférence, durent une trentaine de minutes. Découvrez ainsi un aspect de l’exposition agrémenté de références puisées dans toute l’histoire de l’art. Autour d’un verre, dans le jardin, c’est le moment de profiter d’une mini-conférence décontractée.

Mini-conférence de 11h "Regardez-moi j’assure !" autour des portraits historiés d’Auguste à Napoléon, et, mini-conférence de 15h "La bamboche à la romaine" autour des fêtes romaines. Gratuit et sans réservation, dans la limite des places disponibles, au Jardin du musée (en bas des escaliers).

Ici, Antonin l'empereur aux ascendances nîmoises (Photo Anthony Maurin).

Le mardi 7, à 18h15, conférence suivie d'une séance de dédicace. "Les Res Gestæ Divi Augusti, épigraphie et histoire" par John Schied, professeur émérite au Collège de France. Les hauts faits du divin Auguste, un texte d’environ 2585 mots, ont été rédigés sous le contrôle du vieux prince et lus au Sénat après son décès. Dans ce bilan, Auguste rappelle d’une part son œuvre politique et militaire, la restauration et la nouvelle organisation institutionnelle de l’État romain qu’il avait réalisée, sans oublier tous les bienfaits accordés au peuple romain et aux provinces de l’Empire. Ce document passionnant écrit par le premier empereur contient toutefois également, à l’arrière-plan, une menace à l’égard de ceux qui tenteraient d’attaquer à nouveau l’ordre établi.

D'une durée de 45 minutes, gratuit et sans réservation, dans la limite des places disponibles, cette conférence se passera à l'auditorium du musée.

Pour les petites et les grands

Comme chaque deuxième mercredi du mois, Muséo'Kids, la visite-atelier jeune public, aura lieu quant à elle le mercredi 8 septembre à 14h30 et aura pour thème "Mains dans l’argile pour lampe à huile". Les plus jeunes découvrent tout d’abord cet objet du quotidien à travers l’impressionnante collection de lampes à huile du musée : techniques de fabrication, utilisations, décors, etc. Puis, il deviennent à leur tour des potiers d’un jour en reproduisant les gestes du moulage de l’argile et en choisissant leur propre décor afin de créer leur lampe à huile personnalisée.

D'une durée d'1h30, pour les 7-12 ans sans accompagnant, tarif 8 euros.

Ici, une conférence d'Éric Teyssier dans l'auditorium du Musée de la Romanité (PhotoArchives  Anthony Maurin).

Le 11 septembre, à 18h15, place à la conférence "Les ‘dieux Augustes’ dans le monde grec : héritage hellénistique et idéologie impériale" par Anna Heller, professeur d’Histoire ancienne à l’université de Tours. Lorsqu’en 29 av. J.-C., les communautés des provinces d’Asie et de Bithynie proposèrent à Octave les honneurs divins, elles s’inscrivaient dans une tradition séculaire qui remontait à Alexandre le Grand. Contrairement à la règle qui s’appliqua en Occident, les empereurs romains reçurent dans le monde grec un culte de leur vivant : ils recueillaient en cela l’héritage des rois hellénistiques. Les formes du culte se développèrent en continuité avec les pratiques propres à la religion grecque, tout en intégrant des éléments venus de Rome. Le vocabulaire pour désigner l’empereur divinisé, le personnel religieux chargé de son culte, les rites accomplis, l’architecture des sanctuaires et l’iconographie de l’empereur témoignent à la fois des fortes spécificités culturelles des provinces hellénophones et de leur intégration à un ensemble unifié sous l’égide de Rome.

D'une durée de 45 minutes, gratuit et sans réservation, dans la limite des places disponibles, cette conférence se passera à l'auditorium du musée.

Le mardi 14 septembre, à 18h15 encore et toujours, c'est au tour du "Culte impérial en Hispanie Citérieure, l’exemple de Tarragone" d'être détaillé par Isabel Roda, professeur d’archéologie classique à l’université autonome de Barcelone. Dans la plus grande province de l’empire romain, l’Hispanie Citérieure ("plus proche de Rome"), le culte impérial s’est développé très tôt, mais pas de façon homogène sur tout le territoire. Ainsi, alors que dans certaines villes il a connu un grand essor, dans d’autres il n’y a aucune preuve de son organisation. Il n’est pas surprenant que ce soit la capitale de la province, Tarraco (Tarragone), qui fournisse les témoignages les plus anciens et les plus significatifs du culte impérial tant au niveau municipal que provincial. Dans des colonies comme Barcino (Barcelone), le culte de l’empereur était très vivace, tandis que dans d’autres, comme Caesar Augusta (Saragosse), pourtant fondée par Auguste, les indices se font rares.

D'une durée de 45 minutes, gratuit et sans réservation, dans la limite des places disponibles, cette conférence se passera à l'auditorium du musée.

Au jardin du Musée de la Romanité (Photo Archives Anthony Maurin)

Le 18 septembre, à 18h30, "Visite virtuelle des lieux de pouvoir à Rome" Par Philippe Fleury, professeur de latin et directeur du CIREVE (Centre Interdisciplinaire de Réalité Virtuelle), université Caen-Normandie. Vous connaissez le Plan de Rome ? C'est son équipe qui poursuit le bel effort ! Allez voir sur la chaîne de l'université de Caen, ses nocturnes et ses conférences sont un modèle du genre. Plongez dans une fabuleuse visite virtuelle à travers un parcours commenté dans une modélisation 3D de la Rome antique. L’architecture publique de la Rome antique est une traduction physique du pouvoir. Les basiliques, les mausolées, les forums impériaux, les colonnes..., et bien sûr les temples du culte impérial sont élevés pour la gloire des commanditaires ou des dédicataires. Quelquefois les revirements politiques font que l’on revient sur la glorification du prédécesseur et que sa mémoire est effacée : c’est ce qu’on appelle la damnatio memoriæ. Le public pourra découvrir certains de ces monuments et comprendre comment quelques-uns ont été renommés ou détournés de leur objet premier.

D'une durée d'une heure avec un quart d'heure de questions/réponses, cette conférence est gratuite et sans réservation, dans la limite des places disponibles de l'auditorium du Musée.

Journées du patrimoine

Le "Bac à fouilles tactile" est un atelier destiné au jeune public et qui sera accessible les samedi 18 et dimanche 19 septembre de 10h à 18h. Les objets se révèlent autant par la vue que par le toucher. Avec cet atelier, découvrez les fouilles archéologiques d’une autre manière ! Les 7-12 ans seront ravis et le bac est adapté aux enfants en situation de handicap visuel.

Gratuit et sans réservation, dans la limite des places disponibles au Jardin du musée.

(Photo Archives Anthony Maurin).

Mais les journées du patrimoine, c'est aussi une belle conférence qui se tiendra le dimanche 19 septembre à partir de 15h. Son thème ? "Décrypter la différence : la place des personnes handicapées dans les sociétés du passé." C'est Valérie Delattre, archéo-anthropologue à l’Inrap et chercheuse à l'université de Bourgogne, qui s'en chargera en partenariat avec l’INRAP. La place des "corps différents" dans les groupes humains du passé sera évoqué dans cette conférence grâce à l’étude des pratiques de l’archéologie funéraire et des grilles de lecture de l’anthropologie. Quel était le quotidien d’un individu handicapé ? Était-il pris en charge par les siens ? Rejeté ? Soigné ? Accompagné ? Appareillé ? Aujourd’hui, les progrès de l’archéologie permettent une lecture de plus en plus précise de cette prise en charge et amorce une réflexion sur l’accueil de la différence dans les sociétés qui nous ont précédés... Cette recherche permet de découvrir la place des personnes handicapées dans les sociétés d’hier pour alimenter les débats et réfléchir collectivement à leur place dans nos sociétés contemporaines.

Conférence toujours gratuite et sans réservation, dans la limite des places disponibles dans l'auditorium du musée.

Pour finir, il vous reste le must du must, l'exposition temporaire "L’Empereur romain, un mortel parmi les dieux" pour ses derniers jours (jusqu’au 19 septembre). Découvrez les origines et le développement du culte impérial instauré par le premier empereur de Rome. Comment Auguste allie-t-il religion, politique et art officiel pour légitimer son pouvoir et assoir son image dans l’ensemble de l’Empire ? Manifestions religieuses publiques célébrées autour de ses actions, proximité avec les dieux, l’empereur est considéré de son vivant comme l’âme de l’État dont il garantit la prospérité. En Gaule Narbonnaise, province dont la romanisation est précoce, les manifestations de ce culte sont particulièrement significatives. À Nîmes, le culte impérial s’incarne au travers de deux sites incontournables : la Maison Carrée et l’Augusteum du site de la Fontaine.

Musée de la Romanité, 16 Boulevard des Arènes 30 000 Nîmes.

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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