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SAINT-JULIEN-LES-ROSIERS La commune intégrée au réseau de mobilité du bassin alésien

De gauche à droite : Jean-Charles Bénézet, Claude Cerpédès, Christophe Rivenq, Serge Bord, Valérie Meunier et Jean-Luc Gibelin, lors de l’inauguration de la ligne 10 du réseau Ales’Y. (Photo Corentin Migoule)

Située au nord d’Alès, la commune de Saint-Julien-les-Rosiers vient d’intégrer le réseau de mobilité Ales’Y, profitant du prolongement de la ligne 10. Une nouveauté née de la volonté conjointe du Syndicat mixte des transports du bassin alésien et de la municipalité julirosienne désireuse de répondre aux besoins en déplacements exprimés par ses administrés.

« C’est un jour important pour la commune de Saint-Julien-les-Rosiers. Nous voilà reliés à la ville centre ! » Ces mots de Serge Bord, prononcés ce mercredi matin en présence d’une cinquantaine de personnes à l’occasion du trajet inaugural de la ligne 10 du réseau Ales’Y, en disent long sur la satisfaction de l’édile julirosien. En effet, située au nord d’Alès, la commune qui compte près de 3 500 habitants bénéficie du prolongement d’une ligne qui, au départ de la gare routière d’Alès, effectuera des trajets toutes les 50 minutes, chaque jour – sauf le dimanche -, de 9 heures à 18 heures.

« Quand on a voulu ça en 2018, on envisageait deux rotations par jour. Au final, on a fait un bond de géant en obtenant 11 rotations journalières », apprécie le maire communiste. Son pendant à Saint-Martin-de-Valgalgues n’est pas étranger à cette amélioration. « On a abandonné deux points d’arrêt pour permettre à la commune de Saint-Julien-les-Rosiers d’être desservie, mais en contrepartie on a obtenu une desserte plus régulière », justifie Claude Cerpédès, évoquant un « sacrifice » opéré pour « le bien commun ».

Désormais, les habitants du bassin alésien pourront se déplacer entre ces deux communes qui s’entendent si bien, liées notamment par la construction d’une nouvelle maison de santé. Assurée par un minibus qui offre 22 places dont 10 assises et un emplacement pour les fauteuils roulants, la desserte dure une vingtaine de minutes. Le prix d’un trajet unitaire est fixé à 90 centimes, « mais si on achète un paquet de 10, le ticket nous revient à 77 centimes », prévient Serge Bord.

Le premier d’une longue série

Président d’une Agglomération farouchement engagée pour les mobilités, Christophe Rivenq, qui est aussi président du Syndicat mixte des transports du bassin alésien (SMTBA), attribue aux transports en commun une double vertu : « C’est à la fois le moyen de rendre service aux gens tout en diminuant l’empreinte carbone. » Son bras droit au SMTBA, Jean-Luc Gibelin, abonde dans le même sens, voyant en cette extension de ligne « une contribution d’un territoire à la transition écologique », à l’heure où « la crise sanitaire a montré la nécessité d’aller dans ce sens ».

S’il espère que cette ligne reliant sa commune à la capitale des Cévennes trouvera sa vocation « auprès des personnes âgées et dépendantes, mais pas que », le maire julirosien, résolument optimiste, a paraphrasé le président d’Alès au point d’imaginer que « le temps de Saint-Julien-les-Rosiers est lui aussi arrivé ». Conformément à leur ambition de mobilité plus vertueuse et plus durable, l’Agglo et le SMTBA poursuivent leur réflexion pour faciliter les déplacements quotidiens des habitants du territoire. Ce nouvel itinéraire devrait en effet être le premier d’une longue série d’évolutions du réseau. « D’autres lignes seront développées autour d’Alès sur toute la périurbanité », promet Christophe Rivenq.

Corentin Migoule

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