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LA RÉCAP’ Boire et déboires/Comme un arbre dans la ville/Tournevis, tour de vice et tour de vis

Iulia Suc, directrice de cabinet de la préfète du Gard lors de sa visite ce vendredi soir auprès des forces de sécurité Photo DR Objectif Gard

Boire et déboires. Pendant la feria, chaque année c'est la même chose et on finit par se demander ce que n'ont pas encore compris les automobilistes qui prennent le volant après avoir un peu trop vénéré Bacchus et la dive bouteille, après avoir fait l'amour à un flacon de Pastis et/ou inhalé de la fumée de cigarettes artisanales psychotropes qui font rire. Et chaque année, le résultat est le même pour les obstinés qui tombent en masse dans la nasse mise en place dans et autour de la ville par les forces de police et de gendarmerie pour effectuer des contrôles d'alcoolémie. Cette année, pour la soirée du vendredi, ce sont pas moins de 2 690 contrôles qui ont été réalisés par les forces de l'ordre. Avec un résultat ''époustourifant", comme à chaque fois. Car ceux qui pensent comme l'écrivain québécois Louis Gauthier que "L'alcool est l'aspirine de l'âme" ont dû cependant choper un sacré mal de crâne au moment de souffler dans le ballon avant d'y être conduits... Pour tenter de positiver et de voir le verre plutôt à moitié... vide qu'à moitié plein, en cette année particulière où la fréquentation de la feria a été moindre, on n'a pas battu des records, mais quand même. Sur cette seule soirée du vendredi, 70 infractions ont été relevées qui ont débouché sur 37 rétentions de permis. Sans oublier 44 dépistages positifs aux stupéfiants. "C'est une soirée assez similaire aux années précédentes", commentait une source bien informée chez les gendarmes. En 2019, dernière date de référence, 222 infractions pour alcoolémie avaient été enregistrées sur toute la durée de la feria contre 210 pour 2018. Soit une augmentation d'environ 6 % (5,71) d'une année sur l'autre. Et pas sûr que ça aille en s'arrangeant.

Sur l'Avenue Feuchères, le 14 septembre dernier (photo Norman Jardin)

Comme un arbre dans la ville. Comme le chantait le bien nommé Maxime Le Forestier (c'est dire s'il s'y connaît en la matière !), ils avaient grandi entre béton et bitume ou pour les plus chanceux au milieu de leur congénères dans les parcs de la ville. Et c'est là qu'ils sont tombés au champ d'horreur. Rien qu'à Nîmes, sur l'espace public (hors espaces naturels), plus de 200 arbres - dont certains très vieux - ont succombé aux assaut des intempéries du 14 septembre dernier qui ont touché quelque soixante communes gardoises. À l'heure ou certains s'interrogeaient rétrospectivement, à tort ou à raison, sur leur entretien et de leur élagage régulier, se pose désormais surtout le problème de la replantation. Le patrimoine sylvicole de Nîmes compilait jusqu'alors 25 000 arbres, dont une majorité de platanes (41 %) et de micocouliers (40 %) (source Nîmes.fr). Selon la municipalité, tout devrait être replanté mais pas forcément avec les mêmes essences. D'ici-là, il va falloir reloger les oiseaux...

Tournevis, tour de vice et tour de vis. Pour être un peu plus léger et se détendre un peu, on évoquera rapidement le cas du croquignolesque Pieds Nickelés de la semaine. Le 2 septembre dernier, cédant à son appétence pour l'argent facile dans le même temps qu'il sollicitait ses aptitudes de bricoleurs du dimanche, c'est armé d'un tournevis que ce trentenaire s'est attaqué de bon matin au tenancier d'un épicerie de Rochefort-du-Gard pour l'agresser. Reparti avec la somme colossale de 50 euros qui lui permettait d'envisager une vie meilleure et la réalisation de ses projets, tout aurait pu s'arrêter là pour le malfrat. Oui mais voilà, covid ou pas covid, l'énergumène n'avait pas cru bon de masquer son visage et il a rapidement été... démasqué à l'issue de l'enquête menée par les gendarmes de Bagnols-sur-Cèze. Des pandores qu'il a accueillis par un confondant de naïveté : "Vous venez me chercher pour le braquage ?" qui ne laissait plus planer aucun doute sur sa culpabilité. Après son tour de vice au tournevis, il doit maintenant s'attendre à un tour de vis que ne manquera pas de lui infliger le tribunal. En attendant, il dort en prison.

Philippe GAVILLET de PENEY

Philippe Gavillet de Peney

Après avoir traîné ma plume et ma carcasse un peu partout dans les rédactions des quotidiens régionaux de l'Hexagone, j'ai posé mes valises à Objectif Gard en mars 2016. Couteau suisse de la rédaction, j'interviens dans plusieurs rubriques avec une inclination plus marquée pour le sport, les portraits et les sujets de société... Au sein du journal, j'assure par ailleurs le Secrétariat de rédaction.

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