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FAIT DU JOUR VIDÉO KavKop, l’inscape game qui vous plongera dans un labyrinthe d’émotions

Pascal de Symbialys et Christel Von Lindstat ont imaginé un univers fantasmagorique qui a pris pour écrin l'ancienne cave coopérative de Pont-Saint-Esprit. (Marie Meunier / Objectif Gard)
KavKop, c’est une expérience unique entre l’escape game, le jeu de rôles géant, le théâtre immersif et le rêve éveillé. Le tout dans une atmosphère post-apocalyptique. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Quand vous ressortirez d’ici, vous ne serez plus tout à fait le même. Dès le mois de mai, l’univers fantasmagorique de KavKop ouvrira ses portes au public. Dans l’ancienne cave coopérative de Pont-Saint-Esprit, le scénographe Pascal de Symbialys et la chanteuse d’opéra Christel Von Lindstat ont imaginé un concept unique d’inscape game.

Le duo nous accueille dans le sas d’entrée. Lui a le regard recouvert de lunettes de soudeur excentriques entre celles de « Charlie et la chocolaterie » et « Mad Max Fury road ». Elle est vêtue d’une tenue en dentelle noire de style gothique, avec des manches tombantes, le regard accentué par un maquillage ébène. À côté d’eux, se tient aussi celui qu’on appelle Le ProteKtor, un investisseur atypique qui a cru en ce projet un peu fou et lui a permis de voir le jour.

La porte s’ouvre. Nous nous retrouvons dans le hall d’entrée. Une musique planante et mystérieuse envahit la pièce, sans fenêtre, à la décoration atypique d’une autre époque. Entre le manoir hanté et le cabinet de curiosités du XIXe siècle. Seules quelques lumières tamisées éclairent cet espace cloisonné par un mur de pierres apparentes et renfermant de nombreux bibelots et objets intrigants.

De nombreux objets intrigants et étranges jalonnent cet espace d’un autre temps. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Nous voici plongés dans un monde parallèle. Un peu plus loin, a été aménagé un confessionnal pour ceux qui ont envie de laisser un petit mot à leurs proches avant de commencer l’aventure. KavKop, c’est une expérience à part, qui mélange l’escape game, le jeu de rôle grandeur nature indoor, le rêve éveillé et de théâtre immersif. Pour franchir le pas de cet univers, vous devrez venir costumé dans le style steampunk (chapeau haut de forme, lunettes de soudeur, habits baroques, masques à gaz…). De manière à vous immerger dans cette ambiance mais aussi incarner le personnage que vous avez envie d’être. Apportez aussi avec vous un petit objet blanc que vous laisserez dans les entrailles de KavKop « pour l’éternité« . Ça y est, vous êtes prêts pour être projetés dans ce décor post-apocalyptique pendant trois heures.

Entre 150 et 300 personnes plongées dans un labyrinthe, enchaînées les unes aux autres

L’horloge affiche 19h45. Tous les appareils sont rangés. Les lampes de poche allumées. Un tableau représentant le diable surmonte la porte qui mène vers la suite de l’aventure. KavKop pourra accueillir entre 150 et 300 personnes pour chaque nuit d’ouverture. Par groupe de cinq, enchaînées les unes aux autres, elles se trouveront plongées dans un labyrinthe formé par les anciennes cuves de la cave coopérative. Il y en a 28 à franchir. Vous devrez résoudre à chaque fois des énigmes en moins de cinq minutes.

Les participants devront traverser les 28 cases du labyrinthe en deux heures. Chacune aura son ambiance, sa décoration et suscitera des émotions diverses. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Chaque case a son atmosphère, son apparat, qui suscitent divers ressentis. Les cinq sens sont sollicités à tout instant. « L’objectif, c’est de faire pleurer en moins de 10 secondes les 150 personnes qui sont là. Pleurer des émotions profondes celles qui soulagent« , lance Pascal de Symbialys. Beaucoup plus qu’un jeu, KavKop fait bouillir « un magma psychologique » : « On n’est pas un jeu où il faut ressortir rapidement mais un bâtiment d’où on ne peut plus sortir et ce n’est pas du tout un jeu« , poursuit avec une pointe de mystère le créateur.

Dans le labyrinthe, on aperçoit des oeuvres d’artistes qui prennent une toute autre dimension dans cet écrin bien loin des galeries et des salles d’exposition. Plusieurs références à l’Inde, pays fétiche de notre scénariste, ainsi que des souvenirs ramenés de voyages se glissent sur le parcours. À travers toute cette mise en scène, Pascal de Symbialys invite les Kopéracteurs à se confronter à la question de la mort. Non pas comme quelque chose de négatif mais comme une destinée « logique qu’il faut dédramatiser« . Comme dans les longs-métrages de Tim Burton ou dans le film d’animation « Coco ».

Après deux heures dans un univers post-apocalyptique, vient la « révélation »

Les deux heures dans le labyrinthe sont écoulées. Mais l’immersion n’est pas terminée. Nous nous trouvons devant une grande porte en fer forgé. Nous la franchissons et nous retrouvons dans une pièce baignée dans l’obscurité. La voix puissante et envoûtante de Christel Von Lindstat surgit. Mais d’où ? Le son résonne dans cette grande pièce, suintant encore l’humidité du temps où elle accueillait encore les raisins. Seules deux fentes illuminées dans le mur, évoquant davantage le purgatoire, nous servent de repère dans l’espace.

Avant de s’installer à Pont-Saint-Esprit, Pascal de Symbialys a ouvert un concept similaire à La Chaise-Dieu en Auvergne. Le lieu attirait un public venu de toute l’Europe. Surtout des femmes âgées d’environ 35 ans, qui constituaient la grande majorité de la clientèle. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Le concert dure une heure : c’est la révélation. La chanteuse d’opéra subjugue l’assemblée entre sons primaires, gutturaux et improvisations, oscillant entre le chant sacré et la musique celtique. Des bulles de savon éclatent sur nos épaules. Christel Von Lindstat pousse un dernier chant, avec un écho d’une autre dimension. Elle utilise la plus grande cuve de la cave pour créer une acoustique incroyable.

L’expérience s’achève mais elle marquera longuement les esprits. Avant de s’installer à Pont-Saint-Esprit, Pascal de Symbialys avait déjà ouvert un concept similaire à La Chaise-Dieu en Auvergne. Des personnes venaient de toute l’Europe pour tester l’inscape game. On souhaite le même succès à cette première saison spiripontaine. Avant l’ouverture en mai, 805 000 € de budget et plus de deux ans de travaux auront été nécessaires. Pour commencer, les participants seront immergés dans 1 200m2 d’espace expérientiel. Mais ce n’est qu’une petite partie de ce bâtiment qui s’étend sur 2 800m2 et qui se décompose en 106 cuves. Un beau terrain de jeu, idéal pour l’imagination sans limite de notre étrange duo.

Marie Meunier

KavKop ouvrira pour sa première saison « Passages » au mois de mai. Rendez-vous à l’ancienne cave coopérative de Pont-Saint-Esprit, au 232, rue du Commando Vigan-Braquet. Durée de l’immersion : 3h, temps total passé sur place : 5h. Accessible aux personnes à mobilité réduite. Tarif : 69 € l’entrée par personne. Vous pouvez réserver vos billets en prévente en ligne dès le 31 mars sur www.kavkop.com

Retrouvez notre reportage en vidéo : 

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