A la uneEconomieGardPolitique

ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

Le petit Julien en a sous le pied. Pourquoi Julien Plantier a-t-il décidé de prendre ses distances avec la direction des Républicains dans le Gard ? Il a répondu à la question dans une interview exclusive sur Objectif Gard, mardi matin, qui en a surpris beaucoup. Une décision pourtant réfléchie, avant même le désastre de la Présidentielle où la candidate Valérie Pécresse – dont il était l’orateur régional – a réalisé un piètre résultat entrainant son parti dans une abyssale déprime de plusieurs années. Au moins deux ans, jusqu’aux élections européennes. L’autre raison qui l’a définitivement convaincu, c’est précisément ce qu’il s’est joué pendant la campagne à l’élection suprême : un déficit d’engagement des militants, un soutien limité des cadors du mouvement local. Et l’étrange impression d’avoir été volontairement délaissé sur le terrain. Une autre décision a assurément fait pencher la balance, celle de la cour d’appel de Nîmes qui a condamné son ami politique, Franck Proust, à une peine d’inéligibilité de cinq longues années. Une peine qui sera confirmée ou infirmée par la cour de cassation dans quelques mois. Qu’importe, cette séquence judiciaire et politique donne une occasion en or au premier adjoint de la ville de Nîmes de prendre ses distances dans ce moment de vérité. Celui qui a gravi les échelons un à un au sein des Républicains sans rechigner à la tâche, considère qu’aujourd’hui le temps est venu d’exister par lui-même, de se faire connaître et d’assumer ses propres choix. Pas ceux des autres. De porter l’ambition de reconstruire aussi ce lien indéfectible avec la base qui s’est étiolée depuis longtemps. Aller aussi au contact des habitants, à portée de baffes, pour s’assurer que les attentes de la population nîmoise sont bien prises en compte. Que les décisions entérinées aujourd’hui n’auront pas un effet dévastateur demain. Les élections municipales sont déjà loin et le score en plein covid de Jean-Paul Fournier, élu avec moins de 12 000 voix, ne semble pas suffisamment rassurant pour le trentenaire. Alors bien sûr, les critiques pleuvent suite à cette soudaine envie d’indépendance. Les rats quittent le navire. Le bateau chavire, et il l’abandonne. Il y a peut-être un peu de cela, même si ce proche du maire de Nîmes, loin d’être fou, a bien insisté sur son attachement au mouvement et son souhait d’y rester. Pas question de se faire dégager avant l’heure par Jean-Paul Fournier et de s’isoler totalement des arcanes du pouvoir nîmois. Pour gagner, il faut avoir toutes les cartes en main et maîtriser tous les rouages municipaux. La seule chose sur laquelle Julien Plantier n’a pas de prise : c’est la confiance à géométrie variable du maire qui pourrait à la fin décider d’adouber un(e) autre élu(e). D’autant que cet épisode laissera des traces, le maire de Nîmes détestant au plus haut point d’être mis devant le fait accompli. Alors Julien Plantier s’ouvre deux perspectives : soit il parvient à conquérir le cœur du maire, soit il fera sans. Partir tôt à la conquête du fauteuil de maire lui permet en tout cas d’imposer son tempo. Et de montrer à qui veut l’entendre, que le courage, le petit Julien qui veut devenir grand, n’en manque pas !

Le départ de Julien Plantier ne fait pas plaisir à tout le monde… Si pour certains le Premier adjoint de la ville de Nîmes est courageux, pour d’autres il la joue trop perso. Sous couvert d’anonymat, certains élus nîmois n’ont pas manqué de commenter ce départ : « Il fait sa sortie juste avant les Législatives… Quand tu vois que certains candidats comme Véronique Gardeur-Bancel galèrent pour faire campagne, ce n’est pas sympa. Il était l’organisateur et n’a pas motivé les équipes pour aller tracter sur les marchés. La preuve, il reste des tonnes de tracts de Valérie Pécresse à la fédération. Ça se voit que Jean-Paul Fournier n’est plus le même qu’avant… Il y a quelques années, il lui aurait coupé le tête ! » Force est de constater qu’aujourd’hui elle est toujours sur ses épaules.

Ça grogne très fort chez les socialistes. L’accord national envisagé par la direction du Parti socialiste avec les Insoumis ne fait pas que des heureux. Ou un seul peut-être dans le Gard : Arnaud Bord, le patron de la fédération. Le Parti communiste lui reproche de jouer la montre et de privilégier LFI pour assurer ses arrières sur la 4e circonscription. Quand d’autres cadres ou élus socialistes s’interrogent sur la véritable stratégie locale. Dans le département, il ne fait plus aucun doute que les préférences vont à une alliance historique avec le PC et EELV. Et de discuter ensuite avec les amis de Mélenchon. Sinon, « c’est le devenir du PS qui est en jeu », fait savoir un élu du Gard. Du côté d’Uzès, au regard de la situation, on commence à programmer les dimanches 12 et 19 juin pour une sortie à la piscine ou en front de mer. « Nous ne sommes pas prêt à liquider le PS pour quelques députés de plus, ce sera sans moi », fait savoir un élu du coin. « Ignorer le réel ne permettra jamais d’atteindre l’idéal. » Pas mieux.

Senim : le pourvoi de Franck Proust déposé. Condamné en avril à 12 mois de prison avec sursis, 15 000 € d’amende ainsi qu’à une peine d’inéligibilité de cinq ans, le président de Nîmes métropole, Franck Proust – qui n’a toujours pas réagi malgré nos insistantes demandes… – a annoncé faire appel de cette décision. C’est fait ! Selon nos informations, son avocat maître Philippe Expert ainsi que celui du promoteur Jean-Luc Colonna d’Istria, maître Guillaume Barnier, ont collaboré avec les avocats rattachés à la cour de cassation de Paris, maîtres Piwnica et Spinosi, pour déposer ledit pourvoi. Cette demande sera examinée sous six mois et jugée, en cas de recevabilité, sous quatre mois. Une éternité en politique. 

Les dessous de la réconciliation entre Vers et le Pont du Gard. Ce vendredi s’est tenu un Conseil d’administration extra-ordinaire au Pont du Gard. À l’ordre du jour : la reprise de réforme des statuts du site, bloquée par la mairie de Vers qui voulait obtenir une compensation financière. Ce déblocage s’est opéré grâce au Conseil régional qui a sifflé la fin de la récréation. Il faut dire que les nouveaux statuts du site sanctuarisent une baisse de 200 000 € de la subvention de fonctionnement de la Région. Que les Versois se rassurent : la mairie conservera les 20 000 € annuels de hausse du prix de l’eau, ainsi que la subvention de la Région pour la rénovation de l’école. La politique, un éternel rapport de force…

Vers un accord entre les pompiers et la mairie du Vigan ? Le conflit entre le Sdis (Service départemental d’incendie et de secours) et la commune du Vigan dure depuis cinq ans. À l’époque, la mairie avait traîné au tribunal les pompiers s’opposant au montant des cotisations versées au SDIS. Depuis quelques mois, un médiateur tente de concilier les deux parties. Visiblement, sa mission commence à porter ses fruits… Le Conseil d’administration du SDIS devrait se réunir le 11 mai pour entériner cet accord. Si quelques points restent encore à préciser, il serait question pour le Sdis de céder l’ancienne caserne à la mairie et d’en construire une nouvelle sur un terrain mis à disposition par la commune. Une commune qui, dès lors, recommencerait à financer les pompiers du Gard.   

La Gauche face à ses contradictions. Le 22 avril s’est tenue au Conseil départemental une commission permanente (interdite à la presse). Dans la flopée de rapports à examiner et à valider, il y en a un qui a particulièrement mis mal à l’aise l’élu PCF de Nîmes, Christian Bastid : l’instauration du vote électronique pour les prochaines élections professionnelles au Conseil départemental. Il faut dire qu’à Nîmes et à l’Agglo, la Gauche n’a pas manqué de critiquer cette pratique. En séance, l’élu de Droite, Richard Tibérino, a pris un malin plaisir à le soulever… Finalement, Christian Bastid s’est abstenu. 

Alors Christophe Serre, on en est où de ses cotisations ? À Objectif Gard, on est comme ça : on a des lubies ! Les cotisations des élus versées aux partis politiques en font partie. Sur le canton de Pont-Saint-Esprit, cela fait des lustres que Christophe Serre n’honore plus ses cotisations. L’édile a justifié sa décision, non pas par radinerie, mais en raison d’un certain nombre de dysfonctionnements constatés au sein de la fédération. Seulement, aujourd’hui avec l’avènement d’Arnaud Bord, une nouvelle ère s’ouvre au PS du Gard… Ce n’est visiblement pas suffisamment pour convaincre Christophe Serre qui aimerait que le calcul se fasse sur le montant des revenus de chaque élu. Un mesure selon lui plus équitable que l’actuelle règle en vigueur : le prélèvement de 5% de l’indemnité d’un élu départemental. Si ça, ce n’est pas du vrai socialisme ! 

Pour Carpentier, c’est non ! À l’approche de chaque élection, c’est toujours le moment de rappeler ses vieux amis et de prendre des nouvelles de ceux qui ne sont plus véritablement engagés. Comme Corentin Carpentier, ancien président du mouvement des jeunes UDI du Gard, devenu aujourd’hui commerçant dans la rue Fresque, dont il est le président de l’association, mais également toujours investi pour défendre l’intérêt des amoureux du Nîmes Olympique et de la tauromachie. Après avoir refusé d’être le suppléant d’Hadrien Poujol, un des potentiels candidats de la majorité sur la deuxième circonscription, le Nîmois a reçu un coup de fil d’un proche d’un certain… Yvan Lachaud. Ce dernier venait aux nouvelles, histoire de savoir si Corentin Carpentier s’intéressait à cette circonscription. L’ancien président de l’Union des Jeunes de Provence et du Languedoc a une fois de plus décliné l’offre. Pour le moment, il ne semble pas décidé à revenir sur la scène politique.

Nutile à la sauce italienne. À la tête d’une brasserie ainsi que d’un restaurant gastronomique depuis 2014 au Mas de Boudan, le chef étoilé Jérôme Nutile vient d’acquérir une nouvelle affaire. Le meilleur ouvrier de France 2011 est le nouveau propriétaire du Georges B, un restaurant situé au cœur du parc Georges Besse. Après quelques semaines de travaux, c’est le Georgi’au, inspiré du Bistr’au du Mas de Boudan, qui va ouvrir ses portes autour de la mi-juin. Un restaurant axé sur la cuisine italienne et méditerranéenne. « J’adore la cuisine italienne et il me fallait une offre pour attirer les gens des bureaux », explique l’intéressé. En plus de déjeuner sur place, des pizzas, salades et plats chauds seront disponibles à emporter le midi. S’il sera aussi possible de commander des pizzas le soir, une cuisine plus élaborée sera proposée au sein du restaurant.

Mas Larrier : deux restaurateurs veulent s’y installer. Depuis son arrivée au perchoir, le président de Nîmes métropole Franck Proust ne rate jamais une occasion de déplorer le coût de la rénovation du Mas Larrier, situé en face de la gare TGV Nîmes-Pont du Gard. Content ou pas, les 6,8 M€ dépensés pour cette bâtisse vieille de trois siècles devront être rentabilisés. Selon nos sources, deux restaurateurs nîmois ont déposé un dossier pour s’y installer. À la demande de l’Agglo, le chef Michel Kayser est venu faire une étude afin de définir les besoins des professionnels. Verdict : Franck Proust devra de nouveau sortir le chéquier pour faire quelques petits travaux. Heureusement que le Nîmois aime les bonnes tables…  

Léopold Rosso, de l’écharpe à la plume ! Vivant sa retraite tranquille sous le soleil doré du Grau-du-Roi, l’ancien conseiller départemental du canton d’Aigues-Mortes n’en reste pas moins actif. À 73 ans, cette figure de la droite gardoise sort un livre « Le Carrousel », publié aux éditions Nombre 7. L’occasion de dévoiler ses petits secrets politiques, partagés notamment avec son cousin et ancien député-maire du Grau-du-Roi, Étienne Mourrut. 

Christophe Willem à Nîmes avec Chérie FM. En ouverture de la Semaine romaine, Chérie FM délocalise à Nîmes son Réveil Chérie. Une matinale en direct présentée par Sophie Coste et Alexandre Devoise, les deux animateurs. Et sur scène, le chanteur Christophe Willem, gagnant du télécrochet La Nouvelle Star il y a quelques années. Ce dernier fait son grand retour en 2022. Un premier titre vient d’être dévoilée « Je t’aime », les prémices d’un album à venir en septembre 2022. L’artiste sera donc à Nîmes le 6 mai prochain à partir de 6 heures du matin en direct du Lisita, face aux Arènes.

La rédaction

Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité