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L’IMAGE Honorés en mairie, les Oaciens ont reçu une mission : ramener le PSG de Messi à Pibarot

Sur le perron de l'hôtel de ville, les joueurs de l'OAC et les dirigeants posent aux côtés des élus locaux. (Photo Corentin Migoule)
Sur le perron de l’hôtel de ville, les joueurs de l’OAC et les dirigeants posent aux côtés des élus locaux. (Photo Corentin Migoule)

Quatre jours après un ultime succès à Pibarot lors de l’avant-dernière journée de la saison (relire ici), les joueurs de l’OAC, sacrés champions de National 3 Occitanie, ont été honorés en mairie par la municipalité alésienne qui leur a lancé un nouveau défi.

Leader à une journée de la fin avec un confortable matelas d’avance sur leur dauphin agathois (2e, 46 points), les Oaciens (1er, 57 points) évolueront à l’échelon supérieur (N2) dans quelques semaines. Ce mercredi matin, peu après 9 heures 30, le premier adjoint Christophe Rivenq a ainsi pris « plaisir » à les accueillir sur le perron de l’hôtel de ville d’Alès pour « fêter cette grande saison » qui fait d’eux « les champions de N3 Occitanie ».

« C’est une fierté pour la ville d’Alès. Une de plus », a-t-il poursuivi dans son discours après avoir immortalisé l’instant par une séance photo en extérieur. Saluant l’ensemble du groupe et les membres du staff un à un, dont Stéphane Saurat, l’entraîneur, Christophe Vialet, son adjoint, et Jean-Marie Pasqualetti, directeur sportif, celui qui est aussi le président d’Alès Agglo attendait cette montée « depuis un certain temps ».

Il fait aussi partie de ceux qui révisent leur géographie avec le ballon rond. « On reconnaît les villes de France grâce au football. Ça fait partie de la carte de visite, y compris pour des plus petites que nous (Alès, NDLR) », croit Christophe Rivenq, citant pêle-mêle Guingamp et Auxerre. Et de rappeler sa citation fétiche de Mark Twain : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait », qui illustre son ambitieuse conclusion : « Le National 2 c’est super ! Mais nous sommes à une étape. J’espère qu’on montera encore un peu plus haut. Et en Coupe de France, l’objectif c’est de recevoir le PSG de Messi à Pibarot en quart de finale. » Rien que ça !

La Ligue 3 en ligne de mire

Réputé pour son optimisme inébranlable, le manager général de l’OAC, Philippe Mallaroni, a opiné du chef. Surtout lorsque la municipalité alésienne a annoncé que la poursuite de cette ambition s’accompagnerait « d’importants moyens financiers », soit un débours de près de 2 millions d’euros. Une enveloppé dédiée à la rénovation de la pelouse de Pibarot, à celle des loges, de l’éclairage et de la sonorisation du stade, entre autres. Sous le regard attentif de la conseillère municipale Ysabelle Castor, vice-présidente du club au début des années 90, Max Roustan – que le football ne passionne pas – y est aussi allé de son intervention : « L’OAC c’est l’élite du sport à Alès. Vous (les joueurs, NDLR) représentez quelque chose pour les jeunes qui s’identifient. Bravo à vous ! »

Le mot de la fin est revenu à celui qui a pris la présidence du club bon gré mal gré il y a treize ans, sollicité à l’époque par l’indéboulonnable Claude Crégut pour mettre à profit ses « qualités de management ». Car s’il n’est initialement « pas un footeux », Didier Billange, PDG du groupe Jubil-Intérim, s’est pris au jeu en investissant ses deniers personnels. « Depuis que je suis président, le club est déjà monté deux fois. Je suis né ici, je suis un enfant du pays, alors je veux porter haut les couleurs d’Alès en rendant ce club professionnel », a-t-il annoncé.

Le président de l’OAC fait inévitablement référence à la création d’une Ligue 3, envisagée dès la saison 2023/2024 en remplacement de l’actuel National, qui rendrait professionnels les clubs qui y évolueraient. Toujours guidé par son projet « Cap 2024 », l’Olympique d’Alès en Cévennes a l’ambition d’y accéder dans les deux ans qui viennent. Clairvoyant et prudent, Stéphane Saurat ne veut pas brûler les étapes et assure que le maintien sera le premier objectif de la saison prochaine. « D’autant qu’on évoluera dans une poule de 16 équipes et qu’il y aura cinq descentes », précise le technicien cévenol.

Corentin Migoule

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