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NÎMES Kiss embrase les arènes

Kiss aux arènes de Nîmes, Paul Stanley, Gene Simmons, Tommy Thayer et Eric Singer (Photo Yannick Pons)
Kiss aux arènes de Nîmes. Le chanteur guitariste Paul Stanley (Photo Yannick Pons)

Embarqué depuis trois ans dans une longue tournée d’adieu « End of the road world tour, the final tour ever », le groupe de rock américain Kiss a embrasé les arènes presque pleines, hier soir, au son d’un rock total brutal.

La dernière tournée du groupe mythique, entamée il y a trois ans et que la crise sanitaire a mis en pause pendant une année, est passée hier soir par Nîmes, avant de terminer à Los Angeles en octobre prochain. À l’affiche de l’édition 2022 du Festival de Nîmes, Paul Stanley, Gene Simmons, Tommy Thayer et Eric Singer, visages grimés en noir et blanc à la façon d’Insane Clown Posse et huit kilos de chaussure à chaque pied, ont donné le meilleur, comme le dit leur propre formule, « You want the best, you got the best ». Le public nîmois a été comblé. Wow !

Kiss aux arènes de Nîmes. Gene Simmons, huit kilos à chaque pied, n’a pas perdu sa langue (Photo Yannick Pons)

Après une ouverture en coup de canon, le légendaire bassiste Gene Simmons, 72 ans, n’a pas sa langue dans sa poche. Il l’a sortie tout le long du show à qui voulait bien l’entendre. Dès le début, il place quelques mots de Français. « Vous êtes awesome (fantastiques, NDLR) », lance t-il. Puis le groupe entonne une Marseillaise, reprise par le public.

Rock total brutal

Ensuite le groupe emmène ses fans dans une tonitruante pétarade de grands booms synchronisés avec le jeu des acteurs, autour d’un son aussi pur que précis. Un spectacle pyrotechnique et un nuage de confettis sur le final de Rock and roll all nite. Eric Singer entame un solo de batterie et s’envole sur sa nacelle. La voix singulière de Paul Stanley et les solos de Tommy Thayer ponctuent le show. La guitare en forme de hache de Gene Simmons crache des flammes. Gene Simmons, encore lui, crache de l’eau sur le public et vomit un flot de sang.

Kiss aux arènes de Nîmes. Gene Simmons et Paul Stanley (Photo Yannick Pons)

Lick it up et Detroit Rock City enflamment la scène. Le tube I was made for lovin’ you baby, fait disjoncter le public. Le public, parlons-en, fait toujours partie intégrante d’un concert de Kiss. On pouvait acheter à la boutique des tee-shirts et des mini « handmade » guitares dédicacées. Des femmes, des vieux bikers et des jeunes maquillés façon Kiss, ceux-là même qui ont chanté la Marseillaise au début du concert, hantent encore la piste des arènes ce matin. Le public chante avec ses héros « yeah, yeah, yeah », une dernière fois. Oui, c’était la der des der. Un écran géant à faire pâlir d’envie la projection de Gladiator Live du mois de juin.

Kiss aux arènes de Nîmes. Paul Stanley, Gene Simmons, Tommy Thayer  (Photo Yannick Pons)

Un son terriblement puissant qu’on l’a entendu jusqu’à Courbessac. C’était tout ça, Kiss, hier soir, au Festival de Nîmes. Le groupe américain a offert aux public nîmois un immense show mais pas seulement. Kiss, un dernier baiser d’adieu réussi, absolu, tendre. Une ultime révérence dans l’exaltation. So long.

Yannick Pons

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