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SAINT-JEAN-DU-GARD Armée et Safer ont signé, ce jeudi, la vente de la ferme de Bannières

La ferme de Bannières bas, au pied du col Saint-Pierre, appartient désormais au ministère des Armées (photo François Desmeures / Objectif Gard)
Au Mas de l’agriculture à Nîmes, le 8 juin, et devant l’antenne alésienne de la chambre d’agriculture, le 28 juin, Michel Allemand, président de la Safer du Gard, avait donné la position de son organisme aux opposants à l’achat de la ferme par l’armée (photo François Desmeures / Objectif Gard)

L’armée avait laissé entendre qu’elle acceptait le cahier des charges soumis par la Safer (relire ici). Elle l’a fait officiellement ce jeudi, en signant l’acte d’achat de la ferme de Bannières bas. Un bail agricole présidera aux destinées des cinq hectares de terres arables, sur lesquelles il serait finalement possible de faire autre chose que des fourrages.

Le comité technique de la Safer tombait à point ce jeudi matin pour annoncer la bonne nouvelle pour certains, catastrophique pour d’autres : la vente de la ferme de Bannières devait être signée ce même après-midi, entre l’armée et la Safer. Prix d’achat : 525 000 €, auxquels il faut sans doute ajouter des frais notariaux et rémunérer les intermédiaires (dont 37 000 € pour la Safer, d’après le président régional de l’organisme, Dominique Granier, lors de cet entretien). État et armée ont signé ensemble l’acte de vente qui devrait ensuite être confié au 2e Régiment étranger d’infanterie de Nîmes.

Les cultures maraîchère finalement envisageables sur les terres agricoles

Une opération confirmée par Michel Allemand, président gardois de la société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer). « Le bail agricole sera reconductible à chaque date anniversaire, souligne Michel Allemand. C’est dommage que les manifestants ne nous aient pas laissé choisir un candidat l’autre jour (relire ici). » Un candidat qui ne serait plus contraint – contrairement à ce qui a pu être supposé le 28 juin par les représentants de la Safer – à du pâturage. « Ce sont des prairies mais il y a aussi des cultures maraîchères dans le fond de la vallée. On verra ce qu’en fera celui qui sera choisi. »

Si Michel Allemand comprend l’inquiétude concernant les terres agricoles, il tient néanmoins à relativiser dans ce cas précis. « C’était quand même un gros bâtiment. Un agriculteur n’aurait pas pu l’acheter par rapport au prix de vente et aux travaux à faire dans le bâti. On pouvait peut-être faire un autre choix, mais au moins la ferme ne devient pas une énième résidence secondaire. Et les terres agricoles restent à l’agriculture, tandis que l’agriculteur qui vendait va pouvoir prendre sa retraite. » Le cahier des charges interdit aux militaires toute activité de tir à blanc dans la propriété et donnera lieu à la recherche d’un gestionnaire pour les quelques hectares de forêts.

François Desmeures

francois.desmeures@objectifgard.com

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