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NÎMES Des jeunes de Valdegour et Pissevin jouent aux policiers pour « briser la glace »

Un atelier de boxe permet aux jeunes de se défouler en toute sécurité, mardi 12 juillet 2022 au stade Bernard Auzon Capé, à Nîmes.(Photo : PH)
Un atelier de boxe permet aux jeunes de se défouler en toute sécurité au stade Bernard-Auzon-Capé, à Nîmes.(Photo : PH)

Ce mardi 12 juillet, pour la deuxième année consécutive, environ 200 jeunes découvrent les missions et techniques de la police grâce à divers ateliers et démonstrations organisés par l’association Raid Aventure, au stade Bernard-Auzon-Capé, dans le quartier de Valdegour, .

Financée par des crédits du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR) et par la ville de Nîmes, cette journée de rapprochement entre la police et la population a mobilisé 11 policiers bénévoles venus de toute la France, plusieurs jeunes en service national universel (SNU) ou en service civique et de nombreuses associations du quartier comme Soleil Levant, Humanîmes, l’Athlétic Club Pissevin-Valdegour, l’Espérance Club Féminin, Voyage culturel ou Bonjours Groupe Présence 30.

Démonstrations de techniques d’intervention, tir au laser, escalade, boxe, football, rugby, parcours d’obstacle, libération de la parole, secourisme : les jeunes présents s’essayent notamment au menottage comme Lyad, 13 ans, venus avec le Centre de prévention citoyenneté jeunesse (CPCJ) de la police, et Gwendolyne, 16 ans, en service national universel.

Lyad menotte Gwendolyne lors d'une journée de rapprochement population police, mardi 12 juillet 2022 à Valdegour
Lyad menotte Gwendolyne lors d’une journée de rapprochement population police, à Valdegour (Photo : PH)

Quand vient son tour, Wiam, 11 ans, n’hésite pas à entraver fermement le policier parisien qui vient de lui apprendre comment serrer les menottes dans le dos. Le professionnel grimace sous l’œil attentif et amusé du chef de la direction départementale de la sécurité publique du Gard (Ddsp 30), Jean-Pierre Sola. « Ces journées visent à mieux faire connaître notre métier, et à créer du contact avec ces jeunes afin de mieux dialoguer ensuite, sans méfiance, apprécie-t-il. Au-delà de l’aspect répression de notre travail, cela leur montre aussi le volet protection de nos missions. À la fin de la séance, la glace se brise… »

Wiam, 11 ans, n’hésite pas à entraver fermement le policier parisien qui vient de lui apprendre comment serrer les menottes dans le dos. (Photo : PH)

Un peu plus loin, un groupe de jeunes garçons du quartiers peu impressionnés chambrent gentiment les deux motards de la police venus présenter leurs machines dont ils font retentir les gyrophares. « Eux, ils s’amusent à retenir les numéros de plaques d’immatriculation de nos voitures ! », sourit, légèrement désabusé, l’un des deux policiers bénévoles.

Deux motards de la police nationale font admirer leur bolide aux jeunes, mardi 12 juillet 2022. (Photo : PH)

De l’autre côté du stade, la sous-préfète, Chloé Demeulenaere, s’alourdit d’un gilet de protection et d’un casque de CRS pesant près de trois kilos avant de s’élancer entre les obstacles. « Ce genre d’atelier permet à tous ces jeunes de se mettre à la place des policiers lorsqu’ils sont équipés, et de comprendre que ceux-ci sont aussi soumis à de nombreuses règlementations. Cela permet de réaffirmer l’État de droit », explique la secrétaire générale adjointe de la préfecture du Gard, en reprenant son souffle.

Pierre Havez

La secrétaire générale adjointe de la préfecture du Gard Chloé Demeulenaere s’équipe comme un CRS avant de s’élancer sur un parcours d’obstacle. (Photo : PH)

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