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TOROS Beaucaire s’offre un triptyque pour curieux

Les arènes Paul Laurent de Beaucaire (Photo Anthony Maurin).
Les arènes Paul Laurent de Beaucaire (Photo Anthony Maurin).

Beaucaire est une ville taurine. La course camarguaise y prend ses quartiers d’été et la tauromachie espagnole aussi par le biais d’une novillada.

Le rendez-vous est d’ores et déjà pris pour ce samedi 31 juillet à 18h. On ne va pas se le cacher, cette novillada est toujours un moment compliqué pour la temporada. Habituellement, les Français appréciaient Beaucaire, les arènes, le public et les novillos. Depuis quelques années maintenant, l’organisation pousse la présentation des cornus jusqu’à l’écoeurement des jeunes piétons. L’un d’entre eux disait il n’y a pas longtemps : « Pourquoi y aller ? Les novillos ne sortiraient même pas à Nîmes ou à Séville… Nous sommes jeunes, courageux, mais pas suicidaires ! Si sortir en triomphe de ces arènes nous permettait d’ouvrir d’autres portes… Mais on en est loin ! La prise de risque est inutile. »

Vainqueur de la Cape d’Or à Nîmes en juin dernier, Solalito ici au capote (Photo Archives Anthony Maurin).

Mais Beaucaire continue et avance. Petit, dans son terrain, et avec de moins en moins de Français. Il ne fallait plus qu’un Solalito pour y défiler. Le vaillant vient de triompher d’une Miurada à Orthez et son nouvel apoderamiento avec Luisito lui sied à merveille. Il est Nîmois, il a un rang à tenir et il veut affronter un maximum d’encastes pour connaître toujours les toros. Un vrai torero, un belluaire qui sait fondre son toreo dans un art éphémère. Pourra-t-il le faire à Beaucaire ?

Des choses à découvrir

Solalito sortira cependant en dernier de son burladero. Avant lui, chef de lidia, Jose Antonio Lavado, un Espagnol, donnera le tempo. Inconnu du grand public mais aussi des initiés, il sera à découvrir tout comme le Portugais qui l’accompagnera, un certain Diego Peseiro. Le jeune est sorti en triomphe des arènes de Céret il y a quelques jours en marquant les esprits par son sérieux et son allégresse, y compris lors de la pose des bâtonnets.

Enfin et surtout, le dernier paramètre à découvrir sera la ganaderia. Bon sang ne saurait mentir, dit le proverbe mais celui de la Condessa de Sobral est encore obscur. Évidemment la plus grosse souche est celle de Torrestrella depuis une vingtaine d’année mais on connaît finalement mal les dernières sélections pratiquées par les Espagnols qui ont racheté ce fer portugais. La cavalerie Heyral et la pique en usage à Madrid seront aussi de la partie pour maîtriser la fougue des novillos du jour. Vous l’aurez compris, Beaucaire propose des choses à découvrir, à commenter, à vivre. Rarement des arènes auront fait défiler autant de diversité sur leur sable.

Réservation au 07.67.60.89.12 ou à la bodega l’ATB les 28, 29 et 30 juillet.

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 38 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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