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Publié il y a 23 jours - Mise à jour le 08.11.2022 - abdel-samari - 2 min  - vu 4327 fois

ÉDITORIAL Les pollueurs dans le nouveau monde

La cimenterie Calcia (Photo Cimenterie Calcia Beaucaire).

Une cinquantaine d'industriels les plus polluants de France sont dans le collimateur d'Emmanuel Macron. Ce mardi, ils sont invités (convoqués) à l'Élysée pour expliquer au président de la République leur stratégie en matière de réduction des polluants. Autour de la table, des représentants des cimentiers Lafarge et Calcia. Ce dernier présent à Beaucaire dans le Gard. Mais aussi le géant de l’acier Arcelor Mittal ou de celui de la construction Saint-Gobain. Même si la démarche est à saluer, le chef de l'État marche toutefois sur des œufs. Demander d'accélérer aux patrons de l'industrie française pour protéger l'environnement au moment même où ces entreprises prennent en pleine face la crise énergétique, c'est prendre le risque de les voir faire leurs valises vers des contrées plus lointaines où la pollution ne fait pas encore partie des priorités absolues. Et avec eux, les 30 000 emplois directs qu'ils représentent. En réalité, Emmanuel Macron est coincé. La COP 27 de Charm-El-Cheik en Égypte l'oblige à montrer sa volonté d'en faire plus. Et à embarquer la France comme locomotive de l'Europe sur la transition climatique. Aujourd'hui, le temps presse. Le 4 avril 2022, les experts du climat de l'ONU qui font partie du Giec ont publié un nouveau rapport consacré aux solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Ces préconisations ont pour objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré comme signé lors de l'accord de Paris en 2015. Un accord historique et un succès pour le prédécesseur de Macron, François Hollande, pro-actif sur le sujet avec son ministre des Affaires étrangères de l'époque, Laurent Fabius. Le président de la République veut donc marquer lui-aussi de son empreinte. Et pour cela, il est prêt à tout pour convaincre les industriels d'atteindre l'objectif européen : 55% d'émissions en moins d'ici 2030. A-t-il des solutions à mettre sur la table ? Il promet en tout cas des annonces pour les encourager à réaliser leur décarbonation sans déménager. Ah bon ? On espère que ce n'est pas avec de la poudre de perlimpinpin ?

Abdel Samari

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