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Publié il y a 9 mois - Mise à jour le 09.02.2022 - stephanie-marin - 3 min  - vu 813 fois

FAIT DU JOUR À Beaucaire, l'îlot Aillaud au coeur d'un vaste projet de réhabilitation

La CCBTA estime les travaux de réhabilitation de l'îlot Aillaud entre 6 et 8M€. (Photo Yannick Pons/Objectif Gard) - Yannick Pons

Abandonné depuis une trentaine d'années et envahi par la végétation, l'îlot Aillaud, propriété de la communauté de communes Beaucaire Terre d'Argence, est au coeur d'un projet de réhabilitation dont le coût est estimé entre 6 et 8 millions d'euros.

L'îlot Aillaud, propriété de la CCBTA, va s'offrir une cure de jouvence. (Photo Yannick Pons/Objectif Gard) • Yannick Pons

Ils sont nombreux à passer leur chemin, sans y prêter attention. Et ce même si une montagne de végétation pourtant remarquable, jaillit de cet espace fermé par des grilles. Abandonné depuis une trentaine d'années, l'îlot Aillaud est devenu invisible. Il faut dire que la forteresse de Beaucaire, sa voisine, lui fait de l'ombre. Mais ce lieu devrait, dans les prochaines années - au moins une décennie - retrouver toutes ses lettres de noblesse.

Depuis qu'elle en est propriétaire - la dernière acquisition de bâti date de 2018 -, la communauté de communes Beaucaire Terre d'Argence étudie tous les scénarios possibles dans le cadre de l’opération programmée de l’amélioration de l’habitat et de renouvellement urbain en cours (Opah-Ru).

Juan Martinez, président de la CCBTA et son directeur des services techniques, François Jolliton (à droite). (Photo Yannick Pons/Objectif Gard) • Yannick Pons

"C'est un lieu magnifique ! Nous pensions installer l'accueil de la forteresse avec un ascenseur pour améliorer l'accès aux personnes à mobilité réduire. C'est un projet de longue date", donne en exemple Juan Martinez. L'accueil du musée Auguste-Jacquet pourrait rejoindre cet endroit, de même que l'office de tourisme, pourquoi pas... Le président de la CCBTA imagine également l'aménagement d'une terrasse paysagère. Quant au bâti existant, des anciennes habitations - plus anciennement encore pour une partie d'entre elles, des dépendances du château royal -, il pourrait être transformé en bureaux, en salle de réception, en hôtel particulier...

La première étape du projet de réhabilitation de l'îlot Aillaud concerne une opération de sécurisation de la cheminée de l'usine de fabrication de meubles Aillaud. (Photo : Yannick Pons/Objectif Gard) • Yannick Pons

Mais tout cela reste encore à définir. Le chantier et l'ampleur des dégradations sont tels que ce projet de réhabilitation se fera en plusieurs phases, notamment pour une question de sécurité. Car ce lieu abritait autrefois l'usine de fabrication de meubles Aillaud. Il n'en reste plus grand chose si ce n'est une cheminée en briques qui par ailleurs menace de s'effondrer.

"À chaque fois que je viens la voir, j'ai l'impression qu'elle penche un peu plus, commente François Jolliton, directeur des services techniques à la CCBTA. L'alternance des périodes de pluies et de sécheresse fait que la terre travaille et fragilise les fondations qui sont anciennes. Mais on peut aussi voir des fissures le long de la cheminée."

La cheminée menace de s'effondrer et laisse apparaître de larges fissures. (Photo : Yannick Pons/Objectif Gard) • Yannick Pons

La collectivité lui aurait bien donné un petit coup de pouce pour la faire tomber. Mais les équipes de la direction régionale des affaires culturelles ont posé un veto à ce projet, cet édifice faisant partie du patrimoine de la ville en secteur sauvegardé. Les premiers travaux menés vont donc concerner la sécurisation de cette cheminée. Le financement de l'étude a été soumis au budget 2022 de la communauté de communes à hauteur de 30 000€. L'opération devrait coûter environ 60 000 euros. "Nous allons solliciter l'aide de l'État, de la Région et du Département", indique Juan Martinez qui prévoit le lancement des travaux "dans le courant du premier trimestre 2023".

Dans un état de dégradation avancée, les bâtiments vont d'abord être mis hors d'eau et d'air avant la grande opération de réhabilitation. (Photo : Yannick Pons/Objectif Gard) • Yannick Pons

Il faudra également débroussailler l'espace, ce qui permettra aux deux platanes et au marronnier de s'imposer davantage sur ces terres, ainsi que gommer tous les éléments bâtis superficiels sans toucher toutefois aux deux arches classées au patrimoine de la ville. Viendra ensuite l'étape des bâtiments existants que l'on découvre dans un état de dégradation avancée. Si les volumes sont impressionnants, les travaux le sont tout autant. Là encore, le temps - dans les deux sens du terme - a fait son oeuvre. Les toitures sont à reprendre, de même que les charpentes, les planchers et les menuiseries sont à refaire.

Ces bâtiments étaient habités dans les années 70. (Photo : Yannick Pons/Objectif Gard) • Yannick Pons

"La priorité est de mettre ces bâtiments hors d'eau et hors d'air. Là aussi, c'est une question de sécurité", insiste François Jolliton. D'autant plus que certaines traces visiblement fraîches ne laissent aucun doute sur la fréquentation des lieux pourtant interdits au public. Des devis concernant ces travaux ont déjà été réceptionnés mais reste encore à se lancer dans la laborieuse procédure administrative. "J'espère que cette partie sera terminée à la fin du mandat", indique le président de la CCBTA. Soit en 2026. Restera alors à enclencher la troisième pour mener à bien le projet global de réhabilitation de cet îlot Aillaud, estimé entre 6 M€ et 8 M€.

Stéphanie Marin

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