Publié il y a 2 h - Mise à jour le 17.03.2026 - Tony Duret - 2 min  - vu 995 fois

ÉDITORIAL Les municipales, une belle leçon d’humilité

Franck Proust et Julien Plantier ont trouvé un accord en quelques heures. C’est désastreux pour l’image de la politique. Comment demander aux électeurs de ne pas avoir le sentiment qu’on se moque d’eux ?

Quand on se lance en politique, il faut forcément un peu d’ego. C’est presque une condition de départ. Le problème, c’est qu’avec la confiance, les années, et parfois un entourage un peu trop complaisant, certains élus finissent par ne plus passer les portes. À la lecture des résultats de dimanche soir, on retrouve presque une forme de justice : les électeurs ont sanctionné ces excès. La capitale gardoise offre un exemple frappant avec les deux héritiers de Jean-Paul Fournier, Franck Proust et Julien Plantier. Pendant des mois, ils ont été incapables de s’entendre. Incapables de faire un pas de côté ou de prendre un peu sur eux pour le bien commun. Pourtant, c’est précisément pour cela qu’ils ont été élus : l’intérêt général avant leurs ambitions personnelles. Et voilà que, comme par magie, ils ont trouvé un accord en quelques heures. C’est désastreux pour l’image de la politique. Comment demander aux électeurs de ne pas avoir le sentiment qu’on se moque d’eux ? Dans les autres grandes villes gardoises, le constat est similaire. À Alès, Christophe Rivenq arrive en tête avec 32 % des voix quand son prédécesseur Max Roustan dépassait à chaque fois les 50 % dès le premier tour depuis plus de 25 ans. Interrogé sur son résultat, pas la moindre remise en question. Pas la moindre concession non plus sur une campagne peut-être trop méprisante envers ses adversaires, durant laquelle on laissait entendre que la victoire serait écrasante. Non, ce serait de la faute des médias qui ont trop mis l’accent sur l’insécurité à Alès… À Bagnols-sur-Cèze, on se souvient également d’un Jean-Yves Chapelet suffisant, refusant de répondre aux questions de l’émission Envoyé Spécial. Son image en avait pâti. Dimanche soir, la sanction est tombée : 18,25 % des voix, très loin derrière les 44,26 % de la députée RN. On pense aussi à ces maires sortants qui n’ont fait campagne qu’au dernier moment, par excès de confiance, et qui se retrouvent aujourd’hui en difficulté. Pour finir sur une note positive, rappelons tout de même que le travail, la présence sur le terrain et l’humilité paient. Plusieurs maires sont réélus sans difficulté : Chapon à Uzès, Martinez à Bellegarde, Ribot à Saint-Privat-des-Vieux, Bénézet à Saint-Christol-les-Alès et bien d’autres communes… Mention spéciale à Eddy Valadier, à Saint-Gilles, et ses 83 % de voix dans une triangulaire. Chapeau.

Il vous reste 80% de l'article à lire.

Pour continuer à découvrir l'actualité d'Objectif Gard, abonnez-vous !

Votre abonnement papier et numérique
à partir de 69€ pour 1 an :

  • Votre magazine en version papier et numérique chaque quinzaine dans votre boite aux lettres et en ligne
  • Un accès illimité aux articles exclusifs sur objectifgard.com
Tony Duret

Politique

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio