Publié il y a 1 h - Mise à jour le 17.03.2026 - Coralie Mollaret - 4 min  - vu 531 fois

FAIT DU JOUR Qui dirigera Nîmes métropole ? Les maires dans l'expectative

Ce lundi en conseil communautaire à Nîmes métropole

Ici, un Conseil communautaire à Nîmes métropole

- (Photo : Coralie Mollaret)

Qui présidera Nîmes métropole ? Alors qu’à Nîmes, le second tour laisse place à une triangulaire, dont l’issue est plus qu’incertaine, la majorité des maires de Nîmes métropole s’interrogent. Élus pour la plupart ce dimanche, le vote des édiles pour la présidence dépendra fortement de l’identité du prochain maire nîmois.

À Nîmes métropole, des maires se grattent la tête… Ce dimanche, 37 maires sur les 39 communes de Nîmes métropole ont été élus dès le premier tour. Dans ces contours de l’Agglo qui commence à prendre forme, il manque un élément central : Nîmes. Pour le second tour, dimanche prochain, le président Les Républicains de Nîmes métropole Franck Proust, arrivé troisième avec 19 %, a décidé de fusionner avec Julien Plantier, ex-premier adjoint de la ville de Nîmes, pour conserver le bastion nîmois. En cas de victoire, c’est Julien Plantier qui serait fléché pour présider Nîmes métropole.

Nîmes métropole : un rejet du RN ?

L’équipe sortante aura fort à faire. Le candidat RN, Julien Sanchez, est arrivé en tête avec 30,3 % des voix, un poil devant le candidat de gauche, Vincent Bouget. Si le sort de Nîmes est plus que jamais incertain, les édiles sont dans l’expectative. Il faut dire que Nîmes détient près de la moitié des 104 sièges de l’Agglo, auxquels il faut soustraire les sièges de l’opposition, acquis selon le résultat du second tour. « Nous avons été approchés par les équipes des trois finalistes aux municipales nîmoises… Mais pour l’instant, nous sommes dans l’expectative. Nous ne savons pas ce qu’il va se passer », commente un nouveau maire.

Qui sortira des urnes nîmoises ? Selon l'heureux élu, les attitudes politiques pourraient diverger. En cas de victoire du RN, le maire réélu sur Marguerittes et, par ailleurs, vice-président du Conseil départemental du Gard, Rémi Nicolas, annonce déjà la couleur : « Je n’entrerai pas dans l’exécutif de Julien Sanchez. Je ferai tout pour qu’une équipe alternative gouverne. » Le maire de la troisième commune de l’Agglo ne sera sans doute pas le seul. En Leins Gardonnenque, à de rares exceptions, les édiles ont plutôt le cœur à gauche. C’est notamment le cas de l’inamovible maire de Domessargues, le communiste Bernard Clément, ou de Maryse Giannaccini qui a conservé son fauteuil acquis en 2020 à Fons.

Si l’extrême droite ne convient pas à Rémi Nicolas, l’édile serait enclin à diriger Nîmes métropole avec Vincent Bouget en cas de victoire de la gauche. « Je n’aurai pas de difficulté à travailler avec lui. Je travaille déjà avec lui au département. C’est un élu qui porte des projets… » Et d'ajouter : « Aujourd’hui Nîmes métropole a plus de 20 ans, on doit travailler sur la problématique des compétences, sur l’évolution de l’agglomération vers la communauté urbaine ou pas… Ce sont les maires qui doivent porter ce débat-là, en sortant du débat politicien.» Plusieurs élus attendront de pied ferme la vision communautaire de Vincent Bouget. « Moi, ça me fait peur… J’ai entendu Vincent Bouget dire : Je suis Nîmois pour Nîmes, ça veut dire quoi ? Que l’on aura des miettes ? », s’inquiète un autre édile.

Vers un « candidat des communes » ?

Ce discours est relayé par le maire de Générac et premier vice-président sortant, Frédéric Touzellier : « Pendant cette campagne municipale à Nîmes, j’ai reproché aux candidats de parler de l’Agglo sans jamais demander aux maires ce qu’ils en pensaient. Alors, quel que soit le résultat de Nîmes, pourquoi les communes ne porteraient-elles pas un projet pour Nîmes métropole ? Pas simplement un programme nîmois qui collerait à l’Agglo ! Aujourd’hui, nous sommes arrivés à maturité. » Reste à savoir qui incarnerait ce « candidat des communes » ? Peut-être Eddy Valadier, maire de Saint-Gilles proche du parti Les Républicains, réélu avec le score tonitruant de 83 % des voix, dès le premier tour ?

Le maire avait déjà tenté de présider l’intercommunalité en 2020 face à Franck Proust. Une lutte interne pour laquelle il n’est pas allé au bout. Mais une lutte qui aura laissé des traces à droite avec, notamment, la placardisation de l’ex-maire de Manduel, Jean-Jacques Granat, et du maire de Langlade, fraîchement réélu, Gaëtan Prévoteau. Interrogé sur le sujet, le soir de sa victoire, Eddy Valadier a botté en touche : « Vous me permettrez de savourer la victoire saint-gilloise (…) Chaque chose en son temps. Il va rester des seconds tours à Nîmes et dans d’autres communes de l’agglomération. » Oui, seulement deux : Nîmes et Poulx. Pas sûr que le vote des Poulxois sera déterminant dans la prise de décision du maire saint-gillois.

Et aussi :

Vent de dégagisme dans les autres communes de l’Agglo. Le vent de changement observé à Nîmes a soufflé jusqu’à Manduel. La candidate Marine Pla, soutenue par le maire sortant Jean-Jacques Granat, a été battue, dès le premier tour, face à l’opposant David Alexandre-Roux. À Bouillargues, chamboulement aussi : le maire Maurice Gaillard a été renversé par son ancienne deuxième adjointe, Marie-Pierre Tronc. À La Calmette, le candidat soutenu par le maire sortant Jacques Bollègue a été balayé au profit de Jean-Baptiste Antonelli. Tout comme à Saint-Chaptes, la candidate soutenue par le maire sortant Jean-Claude Mazaudier a perdu face à Valérie Chaneac. À Dions également, le maire Gérard Théotime, élu en 2020, a été balayé par Vincent Béchard.

Ces maires qui ont résisté. À Gajan, le maire sortant Jean-Louis Poudevigne est arrivé à bout de son combat avec Jean-Pierre Gazaix. Tout comme Patrick De Gonzaga à La Rouvière face à Agnès Flamme. À Milhaud, le maire Jean-Luc Descloux tient la barre, tout comme Yves Rodriguez à Garons, Patrice Planes à Rodilhan ou encore Olivier Fabregoul à Caissargues. Enfin, le maire de Caveirac, Jean-Luc Chailan, s'est imposé lui, face à trois listes.

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