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Publié il y a 1 an - Mise à jour le 28.10.2021 - boris-de-la-cruz - 3 min  - vu 57260 fois

GARD Un surveillant de collège arrêté ce soir après des relations sexuelles avec une élève de 13 ans

Photo d'illustration DR

Tribunal. Un homme, âgé de 29 ans et inconnu de la justice jusqu'à aujourd'hui, était jugé ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Nîmes pour "atteintes sexuelles sur une mineure de 15 ans par une personne abusant de son autorité",  des faits survenus entre janvier 2018 à janvier 2019, alors que la jeune fille avait 13 ans à peine et lui 26 ans.

Le prévenu était surveillant d'un collège du Gard(*) au moment des faits incriminés. Il aurait eu des relations sexuelles avec une jeune fille dont il avait la charge dans cet établissement scolaire. Des actes sexuels survenus au domicile de l'homme. "C'est d'ailleurs lui qui prend l'initiative de la relation amoureuse", indique le président du tribunal correctionnel de Nîmes, Jean-Pierre Bandiera. "D'abord des câlins simples, puis des relations sexuelles", pour reprendre les propos du mis en cause durant la procédure. L'adulte a indiqué qu'il ne pouvait s'empêcher de voir la fillette à cause "d'un amour si fort".

Durant l'enquête, les investigations des gendarmes vont permettre de découvrir que le mis en cause essayait d'avoir des relations "amicales" sur les réseaux sociaux avec certaines de ses élèves et de ses anciennes collégiennes devenues lycéennes. "Je reconnais entièrement les faits", déclare à la barre cet homme qui travaille aujourd'hui dans une grande surface. "Vous allez réitérer des pratiques d'adultes avec une élève de 13 ans", insiste le président en essayant d'avoir des réponses précises du prévenu. "C'est venu d'elle, elle a voulu essayer j'ai dit oui", répond laconiquement le mis en cause. "Mais enfin monsieur c'est une collégienne ! Vous êtes adulte, son surveillant de plus, et elle est vierge", souligne le magistrat. Une gamine qui sera obligée d'avorter.

"Je n'ai pas réfléchi", répond-il. "Vous ne réfléchissez pas souvent, monsieur", reprend le président concernant les objets sexuels dont il s'est servi avec la jeune mineure. "Au-delà de la relation surveillant-élève il y avait des sentiments. Sincèrement j'avais de l'amour pour elle", souligne l'ancien surveillant de collège. Sauf qu'il a essayé de prendre dans ses filets d'autres jeunes filles du même âge, précise le vice-procureur.

"C'est un félin qui cache bien son jeu"

La victime est une jeune fille qui rencontrait des difficultés avec sa mère. Elle n'a pas connu son père, tué dans un accident avant sa naissance, et avait besoin de s'exprimer et de se confier. La relation entre l'adulte et la victime a débuté sur des discussions liées aux difficultés rencontrées par la jeune femme. "Il s'est positionné en sauveur", dira un psychologue durant l'enquête.

"Il sait que c'est une gamine en souffrance, il sait qu'elle a treize ans, mais il va chercher cette proie facile, plaide maître Laura Fabre, conseil de la jeune victime qui n'est pas venue à l'audience. On n'est pas dans la découverte de la sexualité. On n'est pas dans une relation amoureuse en utilisant avec une gamine de 13 ans un godemichet et un fouet", estime l'avocate nîmoise.

"Il n'était pas un simple surveillant, il était un dresseur sexuel avec les menottes et le matériel de jeu sexuel pour la dompter. Cette fille, cette enfant de 13 ans, a été manipulée par un loup dans la bergerie du collège. C'est un félin qui cachait bien son jeu", tonne le vice procureur Willy Lubin qui réclame 4 ans de prison dont une année de sursis probatoire. Le représentant du parquet de Nîmes réclame également un mandat de dépôt à l'audience.

"Je suis effarée par les réquisitions, on a envie de faire de cet homme un prédateur. Cette jeune fille ne s'est jamais considérée comme une victime, estime maître Anne-Catherine Viens, conseil du prévenu. C'est l'histoire d'un amour totalement interdit je suis d'accord, mais c'est une histoire d'amour. Elle ne s'est jamais sentie contrainte, manipulée", insiste maître Viens.

Cet homme a finalement été condamné ce jeudi soir à 3 ans de prison, dont une année avec sursis probatoire. Un mandat de dépôt a été décidé par la juridiction. Il n'avait jamais fait un seul jour de prison jusqu'à aujourd'hui. Il est parti, ce soir, entre deux policiers vers la maison d'arrêt. Il lui interdit d'entrer en contact avec des mineurs.

Boris De la Cruz

*Nous ne donnons ni le nom du collège, ni celui de la commune pour préserver au maximum l'anonymat de la jeune victime.

Boris De la Cruz

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