Dans cette enquête, un commerçant a appelé les gendarmes à plusieurs reprises en septembre dernier pour un homme qui lui mettait une pression considérable. En langage judiciaire, les menaces s'appellent une extorsion en bande organisée. Ce mercredi, l'affaire a été évoquée devant la cour d'appel de Nîmes. Le mis en examen, un homme âgé de 41 ans, est incarcéré depuis fin septembre dernier. Il souhaite un placement sous contrôle judiciaire.
"L'emprunt n'est pas contesté, souligne maître Merah pour le mis en cause, c'est la manière et les moyens musclés qui ont été employés qui posent problème. (...) Mon client est quelqu'un qui a prêté de l'argent et qui n'est pas parvenu à se le faire rembourser".
Car dans ce dossier pénal, pas de prêt bancaire selon les règles : le garagiste gardois victime de l'extorsion, qui avait des difficultés financières, a fait appel à un ami d'un ami... Et les embrouilles ont alors commencé, car un premier prêt a été accordé au commerçant. Un prêt de de 5 000 euros, puis un second de 10 000 euros, avant de voir la situation dériver totalement et d'évoquer dans l'enquête 210 000 euros de prêt pour le garagiste qui était en difficulté ! "Il faut rembourser à un moment et le garagiste n'a jamais pu le faire", poursuit maître Merah. "La victime est connue pour ça, elle demande de l'argent et ne rembourse pas ensuite ", affirme l'avocat nîmois.
Dans cette affaire, un retard dans la transmission des pièces et des documents à la cour d'appel pourrait faire capoter cette demande de remise en liberté. La décision sera prise dans les prochaines heures, afin de savoir si le mis en examen pour "extorsion en bande organisée" poursuit sa détention provisoire ou s'il est placé sous contrôle judiciaire...