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Publié il y a 4 ans - Mise à jour le 07.03.2018 - thierry-allard - 3 min  - vu 1390 fois

LAUDUN-L’ARDOISE Municipale : Pecout se défend et attaque

Il avait été le premier à annoncer sa candidature, puis à présenter sa liste : le maire sortant Philippe Pecout a été le premier à tenir sa réunion publique, mardi soir au Forum de Laudun-l’Ardoise, à cinq jours du premier tour de l’élection municipale.
Mardi soir, lors de la réunion publique de Philippe Pecout, au Forum de Laudun-l'Ardoise (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Une réunion publique au format différent, avec un temps d’échange avec les colistiers du candidat dans un premier temps, avant le discours. 300 personnes environ avaient fait le déplacement, dont le président de l’Agglo du Gard rhodanien Jean-Christian Rey, le maire de Bagnols Jean-Yves Chapelet, le patron d’En Marche dans le Gard Jérôme Talon, la conseillère régionale Monique Novaretti ou encore les vice-présidents du Conseil départemental Christophe Serre, Carole Bergeri et Amal Couvreur.

« Achever le mandat confié en 2014 »

« C’est un moment essentiel, un moment historique », a lancé le candidat en adoptant un ton déterminé et offensif. Un ton qu’il ne quittera plus tout au long d’un discours consacré dans un premier temps à se justifier de sa démission de décembre dernier. « Il était devenu impossible de gérer correctement la commune, explique Philippe Pecout, dont la majorité ne tenait plus qu’à un fil. Tout sujet devenait matière à polémique. » Et le maire sortant ne citera aucun nom, se contentant d’affirmer que « les égos, les jalousies et les tentatives de déstabilisation ne mènent pas à grand chose, la preuve en est faite dans notre commune. » Elles ont tout de même amené le maire et sa majorité à démissionner pour provoquer une nouvelle élection. « Il ne s’agissait pas de quitter le navire mais de mettre fin à une dérive », lancera Philippe Pecout, répondant ainsi aux attaques de son concurrent et opposant de longue date Yves Cazorla. « J’ai fait ce choix avec gravité et détermination pour mettre fin à un système infernal », poursuivra le candidat avant d’affirmer être candidat « pour achever le mandat confié en 2014, poursuivre les projets engagés et montrer que notre gestion était saine. »

Philippe Pecout n’omettra pas de défendre son bilan, « la maîtrise des finances locales et des budgets de fonctionnement, des investissements annuels sur les bâtiments et la voirie, la révision générale du Plan local d’urbanisme », bref « un programme de 2014 largement réalisé. » Quant au programme de 2018, il est « raisonnable, juste et les futurs élus en auront la totale maîtrise », affirme le candidat. On y retrouve notamment la création d’une nouvelle zone à l’Ardoise, la rénovation des vestiaires du stade de Lascours, la prolongation de la voie verte entre Laudun et l’Ardoise, l’aménagement du carrefour du Bon Coin, le lancement de l’aménagement de l’oppidum du Camp de César, la nomination d’un élu de proximité ou encore l’aménagement et la sécurisation des écoles.

« Dites à mes détracteurs que j’adore l’auto-dérision »

Philippe Pecout étrillera ensuite la concurrence, incarnée par Yves Cazorla et Jean-Christophe Dauzon : « un des candidats énumère des projets qui me font penser à notre bilan, et l’autre propose un programme superficiel, transposable dans n’importe quelle commune. » Dans la même veine, Philippe Pecout lancera que pour être maire, « il faut maîtriser les dossiers, connaître les sujets, aller au contact de la population et non pas rester derrière son écran pour exister et galvauder la réalité pour faire croire que tout va mal. » Les intéressés apprécieront. Faisant mine de s’amuser du surnom de « Oui-Oui » qui lui aurait été donné par ses détracteurs, Philippe Pecout sortira une peluche du personnage à la voiture jaune et rouge et sous-titrera : « dites à mes détracteurs que j’adore l’auto-dérision. »

Philippe Pecout terminera son discours en invitant les électeurs à « préférer la compétence » et à « faire un choix raisonné, un choix de confiance, un choix assumé. » On serait tenté d’ajouter un choix tout court : dans une élection partielle plus que jamais, le taux d’abstention sera à surveiller de près.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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