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Publié il y a 4 ans - Mise à jour le 06.02.2018 - thierry-allard - 2 min  - vu 459 fois

LE 7h50 de Michel Tournayre, président de la Fédération française des trufficulteurs

La saison de la truffe bat son plein. Notamment dans le Gard...
De gauche à droite : Bruno Dupuy, Michel Tournayre et Dominique Granier (Photo Tony Duret / Objectif Gard)

La filière a connu une saison morose cette année sur notre territoire, durement impacté par la sécheresse. Pour le président de la Fédération française des trufficulteurs, l’Uzétien Michel Tournayre, l’enjeu réside dans la stabilisation d’une production quasi entièrement tributaire des aléas climatiques, alors que le public n’a jamais été aussi nombreux aux événements relatifs au « diamant noir ».

Objectif Gard : alors que la récolte est bien entamée, quel premier bilan tirez-vous de cette année ?

Michel Tournayre : Il est très clair. Dans notre région, dans la nature c’est zéro. Dans les plantations non arrosées, c’est zéro aussi. Et dans les plantations sur lesquelles on a réussi les arrosages, on est à 50 % de la production de l’année dernière. On a eu six mois sans pluie. Et un automne sec comme ça, c’est du jamais vu. En revanche, dans le sud-ouest ils en sont à trois fois plus car il a plu tout l’été. Comme quoi, c’est bien une histoire de météo.

Quelles sont les pistes de travail pour lisser cette production ?

Si on veut stabiliser la production, il faut que les trufficulteurs aient accès à l’eau. Il nous faut travailler sur la gestion de l’eau. Nous avons un projet national d’expérimentation. Nous travaillons autour du point de flétrissement (le seuil en-dessous duquel l’humidité du sol ne suffit plus aux végétaux, ndlr), et ça fonctionne. On apporte à la truffe l’eau quand elle en a besoin.

En attendant, la sécheresse a-t-elle fait flamber les prix ?

La truffe aujourd’hui n’est plus le privilège que de la France seule. Si l’Italie est un pays mineur, l’Espagne est devenue le leader en production. Les prix ont quand même augmenté. On est à 800 à 1 200 euros le kilo, et c’est monté jusqu’à 1 500, alors qu’une année classique démarre à 700 euros. Moi j’ai maintenu à 1 000 euros et les clients avaient l’impression que je leur faisais un cadeau…

Vous vous rattrapez tout de même sur les événements autour de la truffe, à Uzès comme ailleurs, non ?

Ça fonctionne très bien, avec des personnes qui viennent parfois de loin au week-end de la truffe. On a eu une très belle fréquentation cette année. Dommage que ce ne soit pas une année à truffe, sinon on aurait battu des records. On a pu fournir 100 kilos de truffes et on a tout vendu en une matinée.

Propos recueillis par Thierry ALLARD

Thierry Allard

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