C’est une forêt urbaine qu’aimeraient bien conserver des habitants du quartier de la Croix-de-fer. À l’heure où le changement climatique est un enjeu de la campagne des municipales, le collectif Mémoire verte interpelle les candidats aux municipales au sujet du devenir de la parcelle privée DP 381, située dans le quartier Croix-de-Fer à Nîmes.
Cet ancien relais de chasse, entre les rues de la Garenne et la rue Crémat, se compose d’une centaine d’arbres : « D’après les images satellites, ce jardin nîmois est non seulement un îlot de fraîcheur mais aussi un refuge pour la biodiversité… Il y a une centaine d’arbres, dont une quinzaine centenaires », explique Florent Messardor, cofondateur du collectif Mémoire verte. Parmi les espèces protégées : le moineau friquet, qui avait déjà causé quelques sueurs froides à la municipalité sortante lors de l’aménagement du parc Jacques-Chirac.
Selon le collectif, ce terrain serait « en creux de vallée » et permettrait aux eaux de pluie de s’infiltrer dans le sol. Une « artificialisation de cette parcelle aggraverait donc le phénomène de ruissellement », poursuit le collectif. Parmi les habitants mobilisés, le journaliste François Bachy, ex-directeur adjoint de l’information, en charge du pôle politique de TF1 : « Nous sommes dans une course contre la montre. Le propriétaire souhaite vendre à un promoteur privé. Il y a déjà trois résidences qui se sont construites autour… »
Les habitants en appellent alors à la mairie : « La municipalité peut soit préempter, refuser le permis de construire ou rendre la parcelle non constructible. » Le dossier sera entre les mains de la prochaine municipalité. Les habitants espèrent que les élus passeront des paroles aux actes. Ce cas illustre la promesse de végétaliser la ville, émise par les candidats, aussi bien de droite que de gauche, Franck Proust et Vincent Bouget.