Pas de meeting d’entre deux tours pour Jean-Michel Jalabert. La tête de la liste « Plus proche d’Arles ! » a choisi de faire campagne sur le terrain, avec ses partisans, pour convaincre les Arlésiens de voter pour lui dimanche prochain. Il compte mobiliser les abstentionnistes, mais aussi celles et ceux qui feront confiance à « une équipe solide, compétente, engagée pour Arles ». Il s’en explique dans une interview.
Objectif Gard et Arles : Le maire vous a demandé dimanche soir de faire preuve de responsabilité en retirant votre liste au second tour pour ne pas « faire passer l’extrême gauche ». Votre choix est de vous maintenir. Pourquoi ?
Jean-Michel Jalabert : Notre choix de nous maintenir est simple. Avec 14 % des voix au premier tour, nous avons réalisé un très bon score pour une équipe rentrée en campagne il y a quatre mois. Près de 3 000 Arlésiens ont adhéré à notre programme, à notre vision de la politique, à notre engagement local, plus proche d’Arles. Moi je veux continuer à faire voter pour une alternative crédible, éloignée des tambouilles, des alliances de circonstance et parfois contre nature. Je ne suis pas d’accord avec la gestion du tandem De Carolis-Graillon, pas d’accord non plus avec l’alliance des gauches qui ne s’entendent pas entre elles sur les grands projets structurants. Depuis des années, on note un désamour, un désaveu des électeurs qui vivent mal les petits arrangements, les combines de ceux qui se mettent ensemble de manière opportuniste uniquement pour gagner des élections. Nous, nous croyons à la proximité, c’est notre ADN.
Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national, est venu à Arles mardi soutenir le candidat local Rémy Benson. Pour lui, le seul vote utile, le seul vote de rupture, c’est de voter RN, car vous ne serez jamais élu maire. Qu’en pensez-vous ?
Ce n’est pas Monsieur Chenu qui choisit, mais les électeurs qui décideront de la composition du prochain conseil municipal d’Arles. Nous avons montré une vraie dynamique, nous avons bâti un programme solide. Je connais mes dossiers, je connais cette ville. Il n’est pas sûr que le RN soit prêt à gérer la ville avec son programme. Aux Arlésiens de faire un choix.
Il y a eu 46 % d’abstentionnistes au premier tour. Votre réserve de voix, elle est là ?
Oui en grande partie. Sur le terrain, nous disons aux gens d’aller voter, et encore plus aux élections locales. Et faire confiance à notre équipe d’hommes et de femmes qui répondent aux problèmes du quotidien. On est loin de la politique nationale. Nous sommes une liste sans étiquette, avec des gens de sensibilité de droite, d’autres de sensibilité de gauche, mais à ma connaissance aucun encarté. Moi-même, qui ai été LR, je n’adhère plus à aucun parti. J’estime que pour répondre aux besoins locaux, ce ne sont pas les idéologies qui apportent des solutions, c’est la proximité, la disponibilité.
Vous aviez évoqué, le soir du premier tour, les affaires, les plaintes engagées récemment contre le maire. Il a évoqué votre proximité avec les plaignants. Avez-vous des commentaires ?
Je ne me positionne pas sur ce dossier. Il y a des plaintes. À la justice de faire son travail. Il faut que le maire arrête de faire porter la responsabilité de ces affaires en cours sur les autres. Mais ce qui est certain, c’est que deux colistiers de Patrick de Carolis, dans les propos qu’ils tiennent, disent ce qu’ils pensent en mal du maire, et cette façon d’agir pose de vrais questionnements.
Avez-vous un message à adresser aux Arlésiens pour ce second tour ?
Le premier message, c’est allez voter ! Et votez pour une liste qui dénonce le système De Carolis-Graillon ; une liste contre un retour aux logiques idéologiques proposées par Nicolas Koukas. Nous sommes l’alternative pour l’avenir d’Arles.