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Publié il y a 1 mois - Mise à jour le 07.10.2022 - boris-de-la-cruz - 2 min  - vu 1011 fois

L'IMAGE Fronde, manifestation et colère grandissante dans les rangs de la Police Judiciaire

Photo DR. À Nîmes, ce vendredi 7 à 16h, la Police judiciaire se mobile comme partout en France suite au limogeage du directeur zonal de la PJ.

À Nîmes comme partout en France, les effectifs de la Police Judiciaire sont vent debout contre un projet de réforme visant la suppression de ce service d'élite. Une réforme dans les tuyaux depuis plusieurs mois au niveau du gouvernement qui ne passe pas dans les rangs des spécialistes de l'investigation.

Mais un incident survenu, hier, à Marseille a mis le feu aux poudres... Ce jeudi 6 octobre dans les couloirs de l'Évêché, le célèbre commissariat de cité phocéenne, le patron de l'ensemble des policiers de France, le DGPN Frédéric Veaux, avait rendez-vous avec les responsables de la police de la zone sud pour la mise en place de cette réforme rejetée par tous les policiers "pjistes" de France. Une réunion était prévue entre le DGPN et le directeur de la PJ pour le grand sud Éric Arella... Ce dernier pilote les grandes enquêtes criminelles et celles liées au narcobanditisme de Nice à Perpignan.

A la sortie de réunion, le DGPN Frédéric Veaux était attendu de pied ferme. Il a traversé les couloirs de l'Évêché dans une ambiance glaciale au milieu de 200 policiers qui manifestaient en silence et les bras croisés. La vidéo de cette manifestation a été publiée sur les réseaux sociaux et reprise depuis par plusieurs médias. Une fronde que n'aurait pas apprécié le DGPN, puisque ce vendredi le grand flic de Marseille Éric Arella a été débarqué par le ministère de l'Intérieur.

"C’est une honte, on lui fait porter le chapeau. Il a toujours été loyal. Et ce sont la quasi totalité des responsables qui sont contre cette réforme voulue par le gouvernement", a indiqué à l'AFP une source de la PJ à Marseille. "Tout le monde est abasourdi, c'est un choc", a complété toujours à l'AFP un cadre d'un office central de la police judiciaire.

"C'est par un simple coup de fil qu'Éric Arella a appris son débarquement à la mi-journée, suscitant immédiatement des appels à manifester dans toute la France de policiers et magistrats inquiets depuis des semaines de la réforme en préparation", souligne le quotidien régional La Provence. Une fronde qui est passée par Nîmes ce vendredi, puisque des enquêteurs, avec le chasuble barré de la mention "police judiciaire" ont montré leur mécontentement suite au limogeage de leur patron zonal (voir photo) et se sont rassemblés devant l'hôtel de police gardois.

"Comme pour toute réforme, il y a des discussions. Il peut y avoir des désaccords. Mais une telle déloyauté n'est pas acceptable", selon l'AFP qui a contacté l'entourage du DGPN.

Éric Arella a quitté le commissariat central de Marseille ce vendredi sous les acclamations de ses troupes. D'autres mouvements sont à prévoir avec notamment la suspension des opérations de la Police Judiciaire dans l'ensemble du grand sud la semaine prochaine. Le combat des "pjistes" ne fait que commencer...

B.DLC 

Photo DR. Hier à Marseille, les policiers de la PJ ont manifesté lors de la venue du directeur général de la police nationale et contre la suppression de la Police judiciaire.

Photo archive via MaxPPP. Le directeur zonal de la Police Judiciaire, Éric Arella débarqué ce vendredi. Il a quitté le commissariat de Marseille sous les acclamations des enquêteurs de la Police Judiciaire. • PHOTOPQR/LA PROVENCE/MAXPPP

Boris De la Cruz

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