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Publié il y a 4 ans - Mise à jour le 23.01.2018 - veronique-palomar - 2 min  - vu 794 fois

NÎMES Caillassage du bus Tango : la ligne déviée, le conducteur en état de choc

Après le CE extraordinaire de ce matin : des mesures et une table ronde prévues demain
(Photo d'illustration : ObjectifGard)

À la sortie du Comité d'établissement extraordinaire, qui s'est réuni ce matin à la suite de l'agression commise sur le Bus Tango sur la ligne 3 qui dessert le quartier de Valdegour, la direction a établi une déviation de la ligne à partir de 19h ce soir. Cette mesure prise dans l'urgence ne satisfait pas totalement le personnel qui réclame une concertation et un travail de fond.

Demain, à 14h00, selon Yohan Dauer, représentant du CE Keolis, se tiendra un CHSTT (Commission d'hygiène et de sécurité) extraordinaire. Comprenons une table ronde autour de laquelle vont s’asseoir représentants du CE Keolis, de la direction, de la Ville de Nîmes, de Nîmes métropole, de la justice et de la police. Le CE de Keolis attend "que l'on arrête de prendre des mesures dans l'urgence pour agir sur le fond."

Yohan Dauer enfonce le clou "Hier, c'était le caillassage de trop. Notre collègue est en état de choc même si ses blessures ne sont pas graves. Il bénéficie d'un arrêt de travail de 2 jours qui sera sans doute prolongé." Une situation tendue pour les chauffeurs qui pensent autant à eux qu'à leurs passagers et souhaiteraient que la ligne soit déviée demain à partir de la tombée de la nuit (18h00). "Il faut prendre le problème à bras le corps" réclame Yohan Dauer. Et de déplorer : " nous avons conscience que dans ce quartier il n'y a pas que des voyous mais aussi beaucoup de gens qui travaillent, se lèvent tôt et rentrent tard. Mais on pense aussi à eux et à leur sécurité."

Il est clair que les chauffeurs veulent se faire entendre sur une situation jusque là peu prise en compte. "Nous voulons interpeller les élus, parce que nous sommes agressés quasiment quotidiennement et que ça ne peux plus durer", conclut le représentant du CE. Une escalade des comportements violents que les chauffeurs de bus ne sont malheureusement pas les seuls à dénoncer. À suivre donc.

Véronique Palomar

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