Le vendredi 20 février à 19h, à la salle polyvalente Robert-Marchand, les quelque 500 chaises ont toutes trouvé preneur, plusieurs dizaines de personnes sont restées debout. S'il n'y avait pas de rideau sur scène, le voile a été levé sur la liste dont le nom reste inchangé depuis 2014, "Saint-Gilles par cœur", "enrichie de nouveaux profils, de nouvelles compétences, des hommes et des femmes attachés à cette ville, reflétant la diversité de ses habitants." Dominique Tudela, première adjointe sortante, a présenté chacun d'entre eux (*), avant de céder la parole à Eddy Valadier.
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Le maire sortant revendique avoir, avec son équipe, « sorti la ville de l’immobilisme » en modernisant des infrastructures jugées vieillissantes. Parmi les réalisations structurantes, il cite la nouvelle station d’épuration, destinée à accompagner le développement de la commune tout en protégeant les milieux aquatiques, ainsi qu'un réservoir d’eau potable permettant de tripler les capacités de stockage, sécurisant ainsi l’alimentation de la commune.
Sur le plan des mobilités, le bilan se veut chiffré : 210 000 m² de trottoirs, de places, de voiries et de pistes cyclables réalisés, pour un montant de 16 millions d’euros. 20 kilomètres de chemins ruraux et de campagne ont été rénovés pour plus de 2 millions d’euros "facilitant aussi la vie des agriculteurs", et 80 000 m² d’espaces publics réaménagés dans les lotissements "portant ainsi à 20 millions d’euros le budget consacré aux déplacements afin de rendre la circulation plus apaisée et plus sûre ». Le contournement de la ville, entre la route de Beaucaire et l’avenue Carnot, a été entièrement renouvelé, "sans oublier les travaux réalisés récemment pour améliorer notre entrée de ville en venant de Générac."
L’équipe municipale défend "sa capacité à mobiliser les énergies et à créer des partenariats". "35 millions d’euros de financements extérieurs nous ont permis de réaliser 90 millions d’euros de travaux, soit presque 8 millions par an, tout en diminuant vos impôts", souligne Eddy Valadier. Ce dernier, s'il est réélu, prévoit une nouvelle baisse de 1,5 % des impôts fonciers, et une autre de 5 % en 2027 pour les repas servis aux aînés, et d'augmenter de 20 % le budget alloué aux associations.
Concernant les écoles, cinq ont été rénovées, trois autres le seront si troisième mandat il y a, "6 millions d’euros sont programmés." L'objectif global : moderniser les écoles, végétaliser les cours, renforcer les équipements numériques et améliorer la restauration scolaire. Le maire sortant rappelle également la construction d'une nouvelle crèche, dont les travaux sont en cours d’achèvement.
La santé, ensuite. "Je suis en colère comme vous, que notre nation n'a pas su anticiper les besoins grandissants en matière de soins et de santé", a indiqué le candidat, regrettant que "les maires de France doivent se débrouiller un peu seuls pour maintenir une offre médicale minimale." Il y a trois ans, avec le soutien de la Région, un pôle de santé a été créé à Saint-Gilles, ayant permis l’installation de deux médecins et d’une sage-femme. Une jeune médecin, bénéficiaire d’un dispositif municipal d’accompagnement financier, doit s’installer en 2027. "Le centre de radiologie, avec l'aide de la Ville, devrait accueillir prochainement une IRM et un scanner." Une annonce applaudie par l'assemblée. Le projet de maison de santé pluriprofessionnelle, soutenu par la Ville, vise à renforcer l’offre de soins.
Effectifs de police municipale renforcés, 61 caméras de vidéoprotection installées et partenariat actif avec la gendarmerie nationale. "Notre ville est devenue plus sûre et plus tranquille, affirme Eddy Valadier. On n'a pas tout réussi, je le dis humblement, notre volonté demeure toujours intacte de disposer d'un nouvel hôtel de police au niveau de l'îlot du Café des Arts, au niveau de la place Gambetta." Et le même d'embrayer sur les équipements destinés aux associations. Après un terrain de football synthétique, la halle Chouleur réhabilitée de même que la piscine municipale ; le nouveau gymnase Jules-Ferry sera livré le 5 mars. Dès le printemps, 5 millions d’euros seront engagés pour reconstruire le stade de rugby, moderniser les installations d’athlétisme et le pas de tir à l’arc. Un complexe omnisports de 3 000 m², estimé à 10 millions d’euros, est projeté dans le secteur d’Espeyran. Le maintien du futur collège à proximité du centre-ville, en lieu et place du stade des Arnavès, fait aussi partie des priorités. "Avant-hier encore, nos équipes travaillaient avec celles du Département du Gard, pour que les travaux du nouveau collège démarrent dès la fin de cette année", insiste le maire sortant.
Enfin, Eddy Valadier a longuement répondu au projet d'un autre candidat sans le nommer (Christophe Sevilla, NDLR), qui propose la démolition des arènes et leur reconstruction sur une parcelle enherbée, voisine du parking Charles-de-Gaulle, et la création d'une salle des fêtes. Il réfute « la vétusté et la dangerosité » des arènes actuelles, rappelant l’avis favorable de la commission départementale de sécurité contre les risques d’incendie et de panique, en date du 16 mai 2025, autorisant notamment l’organisation de la Summer Arena. Surtout, il invoque le Plan de prévention des risques d’inondation (PPRI). Les arènes et le parking Charles-de-Gaulle sont situés en zone d’aléa fort au titre du risque inondation, où toute nouvelle construction est interdite. "En raison du danger, il convient de ne pas implanter de nouveaux enjeux. Le principe général associé est l'interdiction de toute construction", cite-t-il. Un projet qualifié d'"inutile et impossible d'un point de vue réglementaire", conclut Eddy Valadier. Pour rappel, trois candidats sont en lice à SAint-Gilles : Eddy Valadier, Christophe Sevilla et Paul Gabriel.
* Saint-Gilles par coeur : Eddy Valadier, cadre de la fonction publique, Dominique Tudela, comptable dans un organisme public, Benjamin Guidi, agriculteur, Géraldine Breuil, cadre en collectivité, Frédéric Brunel, technicien en collectivité, Delphine Perret, responsable administrative, Amarez Bongho, responsable juridique CHU, Annabel Santucci, agricultrice, Alain Vultaggio, fonctionnaire de police, retraité, Berta Perez, secrétaire de direction, retraitée, Sylvain Gonfiantini, gestionnaire de patrimoine, Sylvie Ajmo-Boot, secrétaire commerciale, Cédric Vidal, directeur régional d'entreprise, Vanessa Roussel Sévilla, assistante administrative et commerciale, Alexandre Michel, professeur de sport, Brigitte Samala, ergologue, Bobin Boulaire, commercial, Nadia Archimbaud, artisan coiffeur, Christophe Contastin, personnel du ministère de la Justice, Marianne Gorni, gestionnaire en patrimoine, Serge Gilli, cadre verrier, retraité, Marie-Ange Grondin, expert comptable, Grégory Blanc, responsable urbanisme, Julie Fernandez, secrétaire comptable, Bruno Vigué, cadre de banque, retraité, Lauris Paul, agent administratif, Alain Leclerc, retraité La Poste, Stéphanie Alcon, auxiliaire de vie, Joseph Gandolfo, officier de police, retraité, Catherine Hartmann, infirmière, retraitée, Jean-Pierre Garcia, cadre sidérurgie, retraité, Marie-Hélène Donato, infirmière retraitée, Alex Dumagel, fonctionnaire de police, retraité, Marie-Joëlle Salem, commerçante retraitée, André Lamy, professeur retraité.