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Publié il y a 10 ans - Mise à jour le 17.11.2012 - tony-duret - 3 min  - vu 101 fois

NÎMES OLYMPIQUE - LUZENAC : 1-1 (4 tab 2). Et si on ne retenait que la qualification ?

Pour leur entrée en lice en Coupe de France, les crocos n’ont pas été brillants. S’il y avait une justice en football, la belle équipe de Luzenac devrait être qualifiée ce soir. On peut aussi équilibrer la balance en se disant que c’est pour toutes les fois où la chance n’a pas sourit au Nîmes Olympique. Résumé.

En ce début de rencontre, un léger brouillard flotte sur le stade des Costières. Faut-il y voir un signe annonciateur à la première mi-temps embrumée des joueurs de Victor Zvunka ? Parce que pendant ces 45 premières minutes, les crocos sont méconnaissables, absents, pas dans le coup. Dès la quatrième minute, ils se font surprendre. Anthony Sanchez, sur le flanc droit de l’attaque de Luzenac, adresse un centre pour la tête de Dona Ndoh. Sa reprise frôle le poteau. Silence de cathédrale dans le stade. Puis, la bonne entame de match des ariégeois se confirme. A la 19eme minute, Ech-Chergui adresse une passe en profondeur au millimètre à Soukouna, qui réussit un contrôle parfait du bout du pied et qui s’en va battre Merville en un contre un. 0-1. Facile et mérité. Côté nîmois, sans s’attarder sur cette première mi-temps catastrophique, on n’a rien vu. Sauf si l’on tient compte des imprécisions, des ballons perdus, des fautes techniques, des trajectoires de balles mal jugées, des glissades… On verra la première frappe cadrée à la 43eme minute. Une tentative de Romain Thibault bien repoussée par Wejberg. Les sifflets accompagnent la sortie des nîmois. Les sifflets, c’est comme le score, il n’y a rien à dire.

La gueulante de Zvunka dans les vestiaires ne réveille pas les nîmois. Bien au contraire. A la 47’, Soukouna récupère un ballon au point de pénalty et décoche une frappe que Merville détourne du bout des doigts. Quatre minutes plus tard, Ech-Chergui reçoit un centre et frappe le ballon de la tête sur Merville qui la repousse sur la tête d’Akaza qui, lui, l’envoie sur le poteau. Nîmes frôle la correctionnelle. Et encore plus à la 61eme quand, sur un joli centre en retrait de Rollet, ce diable d’Ech-Chergui arme un tir croisé qui va encore sur le poteau. Ce soir, les dieux du foot avaient parié sur Nîmes. Et comme c’est souvent le cas en football, quand l’équipe qui domine ne concrétise pas, l’autre en profite. Gragnic, à la 68eme, est au coup-franc. Excentré, à l’angle de la surface de réparation, il réalise un centre-tir en direction du but. Personne ne la touche. Le ballon se loge dans le petit filet de Wejberg. 1-1.

Prolongations

L’égalisation nîmoise a mis un coup au moral des joueurs de Luzenac qui vont baisser le pied. Les crocos, eux, montrent plus de hargne. A la 96eme, Gragnic est au coup-franc. Il trouve Poulain dans la surface qui dévie de la tête pour Ripart. Wejberg sort une belle claquette.  Puis, c’est Thibault qui envoie un missile parfaitement repoussé par le portier ariégeois (105’). Le stade des Costières retient son souffle quand Sanchez au premier poteau ne parvient pas à cadrer sa reprise. Les tirs au but se profilent. L’arbitre de la rencontre, David Mezouar en oublie un flagrant à la toute dernière seconde du match. Dans sa surface, Akaza fait une main. Tout le stade la voit, sauf les arbitres...

Nîmes Luzenac. Pendant la séance de pénalty. Ripart s'en va le tirer et le transforme

Tirs aux buts

Les nîmois sont les premiers à tirer. Ogounbiyi transforme l’essai alors qu’Akaza se manque. Ripart, Parpeix et Robail trompent Wejberg. Pour la deuxième fois dans cette série, Merville stoppe le pénalty de Canales. Les crocos s’en tirent bien ! Merci Cyrille Merville !

Les réactions :

Victor Zvunka : « C’est le premier match de la saison où on a eu un bol incroyable. En première mi-temps, on a zéro occasion. En début de seconde période, ils ont des situations incroyables. Ils en ont eu tellement qu’ils n’ont pas concrétisé que je me suis dit qu’on allait gagner. La roue a tourné en notre faveur. On s’en sort bien. Le plus important est d’être au tour suivant ».

Christophe Pelissier, entraîneur de Luzenac

Christophe Pelissier : « Je me demande comment on perd ce match. Le foot est cruel. Je crois que ce soir, ce n’est pas la meilleure équipe qui gagne. A 20 heures, ce n’était pas une équipe de National contre une équipe de Ligue 2, c’était onze contre onze. Je suis très déçu pour les garçons. On avait décidé de jouer. Ce que l’on peut retenir, c’est que Nîmes est passé. Je souhaite le meilleur pour Nîmes ».

Vincent Gragnic : « C’était très dur ce soir. On s’attendait à un match difficile. On n’a pas pris ce match au sérieux. On ne l’a pas pris par le bon bout. On n’a pas mis de rythme. On va se contenter de la qualification en espérant aller le plus loin possible. Il faudra un autre état d’esprit la semaine prochaine contre Lens. On va continuer à travailler pour oublier ce match catastrophique ».

Tony Duret

tony.duret@objectifgard.com

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