Après Cyril Juglaret, Patrick de Carolis a annoncé le ralliement de Patrick Chauvin il y a quelques jours. L'ancien premier adjoint d'Hervé Schiavetti rejoint la liste du maire sortant avec le portefeuille de l'économie.
"La campagne municipale arlésienne ressemble moins à la construction d’un projet qu’à un exercice de recomposition permanente. Voir aujourd’hui rassemblées des personnalités qui ont passé près de six ans à s’opposer frontalement, à se critiquer publiquement et à expliquer aux Arlésiennes et aux Arlésiens pourquoi elles ne pouvaient surtout pas gouverner ensemble, ne manque pas de surprendre", balance Jean-Michel Jalabert.
L'ancien premier adjoint de Patrick de Carolis déroule : "Hier incompatibles, aujourd’hui réunies : chacun appréciera la cohérence. Ce type de montage donne le sentiment d’un patchwork politique, assemblé au gré des circonstances, où les convictions semblent s’ajuster en fonction du calendrier électoral. Les Arlésiens, eux, savent faire la part des choses. L’emploi mérite mieux que des effets d’annonce. Pour justifier ces ralliements, on invoque désormais l’emploi. Et comme nous sommes en période électorale, on ajoute du rêve : 1 000 emplois ! Je le rappelle clairement : une mairie ne crée pas des emplois par communiqué de presse. Ce sont les entreprises, les entrepreneurs et les opérateurs économiques qui créent les emplois. Le rôle d’un élu local est d’agir là où il est légitime : sur le foncier, l’accompagnement, les délais, l’ingénierie de projets. Pas de promettre ce qu’il ne maîtrise pas."
Et de rappeler l'ensemble de ses missions pendant six ans : "La requalification de la zone commerciale de Fourchon : c’est un dossier que j’ai porté ! La construction du quartier de l’image aux Minimes : c’est un dossier que j’ai porté ! La zone d’activité des papeteries Étienne à Trinquetaille : c’est un dossier que j’ai porté ! La création d’une foncière commerciale pour agir les commerces vacants : c’est un dossier que j’ai porté ! Tous ces projets sont déjà en cours. Le programme économique du candidat De Carolis ? C'est mon bilan ! À force de transformer l’emploi en slogan, on finit par confondre communication et action publique. Le paquet-cadeau peut briller, il n’en est pas moins souvent vide. En tant qu'élu pour Arles, j’ai fait un choix simple : agir plutôt qu’annoncer. Mon action s’est traduite par des résultats concrets et mesurables. J’ai sauvé ou maintenu près de 500 emplois sur notre territoire : en permettant à la Macif de rester sur Arles, en permettant à la société de production TNZPV d’acquérir l’ancienne école Léon Blum et de se développer et en permettant à la société Bouhdel de garder son siège et ses bureaux sur Arles. Un travail discret, sans paillettes, mais qui a permis de maintenir l’activité économique locale et de sécuriser durablement des centaines d’emplois existants. Une question de méthode et de valeurs."
En conclusion, Jean-Michel Jalabert termine : "Empiler des ralliements et multiplier les annonces spectaculaires peut produire des titres. Gérer une ville exige autre chose : de la cohérence, de la constance et de la sincérité. C’est précisément pour cette raison que j’ai quitté cette équipe. Aujourd’hui, je fais le choix de m’entourer de femmes et d’hommes sérieux, compétents, profondément arlésiens, proches des réalités concrètes du terrain, et guidés uniquement par l’intérêt général. À Arles, les habitants attendent mieux que des montages politiques opportunistes. Ils attendent des faits. Et, si possible, un peu de cohérence."