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Publié il y a 11 mois - Mise à jour le 18.12.2021 - corentin-migoule - 3 min  - vu 506 fois

ALÈS Désormais actée, la survie de l'abattoir réjouit la chambre d'agriculture

Magali Saumade a dressé le bilan de l'année 2021 de la chambre d'agriculture. (Photo Corentin Migoule)

Au cours d'une réunion de secteur organisée ce jeudi soir dans une salle de l'antenne alésienne, la chambre agriculture du Gard a dressé le bilan de son année 2021, avant d'évoquer non sans fierté l'aboutissement d'une longue procédure quant à la survie de l'abattoir d'Alès.

Une trentaine d'agriculteurs du territoire ainsi qu'une demi-douzaines d'élus ont répondu favorablement à l'invitation de la chambre d'agriculture du Gard ce jeudi soir. Dans les locaux de son antenne alésienne située à Saint-Privat-des-Vieux, la chambre consulaire a organisé une réunion de secteur dans l'optique de balayer plusieurs thématiques.

La présidente Magali Saumade s'est d'abord chargée de dresser le bilan d'activité de la chambre d'agriculture pour l'année écoulée, au cours de laquelle plus de 1 000 agriculteurs ont été formés, tandis que 1 000 autres ont fait l'objet d'un suivi rapproché. "La priorité du mandat, c'est de maintenir les agriculteurs dans des conditions financières acceptables en les aidant à optimiser les pratiques culturales", a livré la dernière nommée, qui voit en ces réunions de secteur l'occasion de "mailler le territoire", tout en recueillant "les propositions" des professionnels du milieu.

La filière agricole a "encore de l'avenir"

Parce qu'il jouait à domicile et qu'il se décrit comme un élu "très attentif à l'agriculture", Philippe Ribot était de la partie. Le président de l'association des maires du Gard a décliné les actions menées par l'Agglo avec le concours des élus locaux, dont le fameux projet alimentaire territorial qui, à ses yeux, "arrive au bon moment", "en plein agribashing", et alors que "les conflits d'usages" entre ruraux et néo-ruraux sont de plus en plus fréquents dans certains petits villages.

Pour prouver par l'exemple que la filière agricole a "encore de l'avenir", la chambre d'agriculture a ensuite invité Kévin Delande au pupitre. Le tout jeune quadragénaire, installé à Vézénobres depuis septembre 2020, fait partie des 70 exploitants nouvellement implantés dans le Gard depuis le début de la pandémie. "J'étais éducateur et après 15 ans à travailler avec des humains, j'avais envie de me retrouver tranquille dans les champs", a expliqué sans ambages le néo-maraîcher, provoquant l'hilarité de la salle.

S'il admet en avoir "bavé tout l'été", celui qui dispose de 3,5 hectares en "maraichage bio diversifié", dresse un bilan "très positif" de sa première année complète post-installation. "J'ai la chance de profiter de la clientèle des halles bio de Vézénobres situées à 500 mètres de ma parcelle", a reconnu Kévin Delande.

"Tout le monde a joué le jeu"

Ce dernier a ensuite cédé le micro à Romain Biau d'Alès Myriapolis, qui a assuré la présentation du "gros morceau" de la soirée. Il s'agissait de livrer une version synthétique de l'assemblée générale du 26 novembre 2021, au cours de laquelle la création de la société d'économie mixte (SEM) des abattoirs Alès-Cévennes a été officialisée. Longtemps remise en cause en raison du déficit (un peu plus de 4 millions d'euros) généré par cet outil, sa survie est désormais actée.

Parvenant à réunir les 6 millions d'euros nécessaires à la remise en état de l'abattoir et à la construction d’un atelier de découpe, ce partenariat unissant public (la ville d'Alès et l'Agglo) et privé (grossistes, bouchers et éleveurs) était "loin d'être gagné". Il ne l'est d'ailleurs pas tout à fait, car si l'État a donné 1,2 millions d'euros, alors que le Département doit voter dans les prochains jours une subvention de 500 000 euros, celle de la Région, établie à hauteur de 1,4 million d'euros, est à ce jour "en attente".

Mais ce jeudi soir, la chambre d'agriculture se voulait plutôt confiante en annonçant la prise de fonction de l'abattoir dans sa nouvelle version par les usagers "dès le mois de mars prochain". "Cette SEM comporte 71 actionnaires, dont 64 éleveurs. Tout le monde a joué le jeu dans ce dossier, donc bravo à vous tous", a conclu Romain Biau en s'adressant aux membres de l'assistance.

Corentin Migoule

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