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Publié il y a 8 ans - Mise à jour le 28.04.2014 - eloise-levesque - 3 min  - vu 221 fois

ALES. Fréquentation mitigée pour la foire d'Alès, ce lundi

Des clients peu nombreux, ce midi, à Alès. DR/EL

Les commerçants et forains ont sorti leurs étals ce lundi pour la traditionnelle foire du printemps dans le centre-ville d'Alès. A la mi-journée, le bilan était déjà mitigé pour les boutiques qui prennent progressivement l'habitude d'une fréquentation en stagnation depuis quelques années. Reportage.

Un lundi pas comme les autres à Alès. Les forains et les commerçants ont déballé leurs marchandises sur les trottoirs du centre-ville comme chaque année à la même date. Vêtements, chaussures et sacs de fin de série à moindre coût, de quoi satisfaire les riverains, en ce début de vacances de Pâques. Pourtant, la fréquentation ne semble pas dépasser celle d'un samedi classique. "On propose des réductions supplémentaires sur les produits soldés de cet hiver, jusqu'à -70% par rapport au prix d'origine. Mais ce n'est pas la folie. Même l'an dernier on a fait mieux alors qu'il pleuvait", assure Martine Pello, qui gère une franchise de vêtements pour femme d'une trentaine d'années depuis un an près du cinéma. "On va faire un petit samedi. De manière générale, on sent que c'est dur pour les gens. C'est la 4e foire que l'on fait, et c'est la pire", ajoute-t-elle.

Même analyse du côté de Patricia Gibert, responsable d'une boutique de décorations de créateurs : "Avec la crise et la concurrence d'Internet, c'est dur de s'installer comme commerçant aujourd'hui. C'est la première fois que je fais la foire et je n'ai personne. Je propose des objets de créateurs et les budgets intermédiaires n'ont plus les moyens de se les payer. Sans compter la présence des chaînes qui proposent des prix bien plus bas mais une qualité moins bonne", affirme-t-elle. "Le lundi, les gens pensent que les magasins sont fermés, et comme la foire a été décalée d'un jour cette année sans communication autour, je pense que ça a joué", pense une gérante de cosmétique bio dont la boutique reste vide, on a pourtant fait 50% en avance sur les soldes de juillet prochain".

Dans le centre-ville d'Alès, ce midi DR/EL

Dans l'une des rues les plus passantes et les plus achalandées, le public est logiquement plus nombreux, et les commerçants restent davantage optimistes. "On joue le jeu chaque année avec de grosses réductions sur les fins de série, mais la foire est de moins en moins porteuse. Les clients veulent de la marque à pas cher et c'est difficile de descendre au delà d'un certain prix. La fréquentation a commencé à baisser il y a 5 ans, et depuis on se maintient. Mais on n'a pas de quoi pleurnicher", assure Rachel Pascal, responsable d'une boutique de prêt à porter féminin. "La foire d'août est toujours un succès grâce aux touristes et à la chaleur. Au printemps, le temps est plus incertain, mais c'est correct, on ne se plaint pas", lance la responsable d'un magasin voisin, plus axé sur une clientèle jeune.

De leur côté, les passants ne se plaignent pas mais n'achètent pas forcément non plus. "Je trouve que les réductions ne pas assez significatives", estime une adolescente qui a laissé tomber la visite. "Moi, je viens en balade à la plupart des foires avec mes deux enfants. Mais je ne dépense pas à chaque fois", explique une jeune maman qui apprécie l'animation que met la foire dans un centre-ville souvent peu dynamique. "Il y a des bonnes affaires, alors on chine, même si on est là un peu par hasard", précise Edwige qui habite à St-Raphaël.

Eloïse Levesque

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