Face à cette vague de chaleur persistante, la cellule de crise de la Ville d’Alès, réunie sous l’autorité du maire Christophe Rivenq, a réactivé son plan d’urgence. Les points d’eau potable, piscines publiques, Alès Plage, parcs arborés et lieux de fraîcheur restent accessibles pour offrir un répit aux Alésiens. Le CCAS maintient également une vigilance accrue envers les publics les plus vulnérables.
Des réseaux électriques et hydrauliques fragilisés
Les pics de chaleur actuels aggravent la dégradation des infrastructures. Sur le réseau électrique, les câbles, endommagés par les températures élevées, peuvent provoquer des coupures ponctuelles. Enedis intervient dans les meilleurs délais, et la Ville informe les habitants via ses réseaux sociaux et l’application Alès & moi. Les pannes peuvent être signalées directement sur le site d’Enedis.
Côté eau potable, le réseau de plus de 2 000 km, géré par la Régie des eaux d’Alès Agglomération, subit les effets du phénomène de retrait-gonflement des argiles. Depuis début juin, 124 fuites importantes ont été réparées, principalement sur les parties les plus anciennes du réseau, datant des années 1950-1960.
Un plan ambitieux pour moderniser les réseaux
Pour répondre à cette vétusté croissante, Alès Agglomération a lancé en 2020 le plan Alès Aggl’Eau 2030, doté d’un budget de près de 200 millions d’euros sur 10 ans. L’objectif : rénover les réseaux d’eau potable et d’assainissement, moderniser les équipements et créer de nouvelles stations d’épuration. Parmi les actions prioritaires, le renouvellement des conduites anciennes par des matériaux plus résistants et écologiques, conçus pour durer 100 ans.
Ce plan vise à garantir une eau potable de qualité pour tous, tout en limitant les impacts des mouvements de sol liés aux fortes chaleurs.