Tous les Raphélois connaissent Jean-François Moulin, Brice Moulin, son cousin, et Joël Marin. Les trois amis d'enfance tiennent le bar PMU et le café du commerce au village. Ces trois associés, qui ont grandi à Barriol, viennent d'ajouter une corde à leur arc en ouvrant un tout nouveau concept de PMU, dans le centre-ville d'Arles, bd des Lices, en lieu et place de l'ancienne Maison de la presse. Un lieu stratégique que leur ont proposé Les Paris mutuels urbains (LPMU). Le groupement d'intérêt économique ayant le monopole sur les paris hippiques souhaite renouveler la clientèle en proposant des "LPMU" à l'ambiance chaleureuse, avec bar et restauration, dans un décor de vieux café parisien, et bien sûr tous les équipements dernier cri pour les parieurs.
"Pour nous, c'est un rêve d'enfant qui se concrétise. Raphèle, c'est bien. J'y suis depuis 14 ans. Mais avoir une affaire à Arles, là où nous avons grandi, c'est autre chose. Je voulais ouvrir un établissement à Arles, sur ma terre natale. Et cette affaire est plutôt bonne avec 36 places à l'intérieur et 40 sur la terrasse... Aussi, quand le PMU, content de mon travail sur Raphèle, m'a proposé de me lancer sur ce concept de LPMU, j'ai dit banco", indique Jean-François Moulin.
Les courses en continu
À l'intérieur du LPMU des Lices, des écrans diffusent les courses en direct toute la journée. Deux bornes sont installées pour enregistrer les paris, ainsi que des tablettes d'information. "Mais pour ceux qui veulent valider leurs tickets à l'ancienne, je suis bien évidemment disponible", précise Jean-François Moulin.
Un peu plus de quatre mois de travaux ont été nécessaires pour transformer le commerce. Un maximum a été fait par les trois associés en plus de leur service dans les deux établissements de Raphèle. Des journées de 14h. "Tout n'est pas encore terminé au niveau électrique afin de mettre en route la cuisine. Mais nous devrions avoir le nécessaire pour ouvrir la partie restauration avant la fin du mois. C'est une question de jours", ajoute Jean-François Moulin. "Nous proposerons de la cuisine traditionnelle avec un menu le midi ainsi qu'un plat du jour, une suggestion du chef. Une viande, un poisson, un burger au choix, des desserts maison et des glaces".
Pour l'instant seul au service, avec ses associés qui lui donnent un coup de main pendant sa pause, l'ancien raseteur compte bien embaucher un serveur et un cuisinier dès que cela sera possible. Le bilan des premiers dix jours est plutôt encourageant. Les joueurs sont au rendez-vous et les touristes aussi. Des parieurs qui disposeront bientôt des journaux spécialisés mis à disposition pour affiner leurs choix et leurs paris. "Le LPMU reste du pari hippique, et ça joue en connaissance de cause. Il faut connaitre les chevaux, les écuries, les jockeys, les propriétaires." Tout un monde à découvrir au 34 bd des Lices.