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Publié il y a 3 ans - Mise à jour le 13.03.2019 - elodie-boschet - 2 min  - vu 309 fois

ALÈS Les Coquelicots prennent racine contre les pesticides

Claude, Bertrand et Jérémy font partie du collectif alésien des Coquelicots. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Lancé à l’échelle nationale pour exiger l’interdiction pure et simple des pesticides, le mouvement Nous voulons des coquelicots essaime localement. À Alès, le collectif créé en octobre dernier se mobilise à travers différentes actions.

Chaque premier vendredi du mois, le collectif alésien appelle les citoyens à se rassembler pour dénoncer la dangerosité des pesticides. « La situation est grave. On observe un effondrement des écosystèmes et de la biodiversité. Il est encore temps d’agir », assure Claude, l’un des vingt membres actifs du collectif. Et pour agir, les pro-coquelicots font davantage confiance à l’énergie des citoyens qu’aux décisions des politiques. Pour rallier encore plus de personnes à cette cause, plusieurs actions vont être déployées localement dans les jours à venir.

Faire pousser des coquelicots dans la ville

Ce jeudi 14 mars, une conférence publique sur le thème « Pesticides, quels risques ? Quelles alternatives ? » est proposée à 19 heures à la salle du capitole d’Alès. Une rencontre animée par Maria Pelletier, présidente de l’association Générations futures, dont le porte-parole, François Veillerette, était à l’origine de l’appel des coquelicots, il y a quelques mois, avec le journaliste Fabrice Nicolino. On retrouvera aussi le collectif, samedi 16 mars, sur un stand à l’Institut Mines Télécom d’Alès où se dérouleront les Rencontres de la solidarité internationale et de la citoyenneté, dont l’une des thématiques privilégiées est le développement durable.

Plus ludique, une opération de fleurissement, organisée aux quatre coins de la France, est annoncée pour le dimanche 17 mars à Alès. « Nous invitons tout le monde à semer des graines de coquelicots partout dans la ville », explique Jérémy. Le rendez-vous est fixé à 14 heures sur le parvis du Cratère où plusieurs groupes se formeront pour lâcher des graines à différents endroits de la commune. Les sachets pourront être achetés sur place le jour-même ou lors de la conférence du 14 mars.

Un demi-million de signatures

Enfin, le collectif tiendra également un stand lors du 37e festival cinéma d’Alès – Itinérances et participera à l’animation du débat qui suivra la projection du film-documentaire « Le Grain et l’Ivraie » de Fernando Solanas. Le réalisateur argentin y dévoile son voyage à travers sept provinces de son pays à la rencontre de la population locale, d’agriculteurs et de chercheurs qui racontent les conséquences sociales et environnementales de l’agriculture transgénique et de l’utilisation intensive des agrotoxiques.

Six mois après le début du mouvement, l’appel de Nous voulons des coquelicots a recueilli à ce jour plus de 558 000 signatures. « L’objectif, rappelle Claude, c’est d’atteindre les cinq millions. » Et d’aller vers un arrêt total de tous les pesticides « au profit d’autres alternatives qui existent déjà. »

Élodie Boschet

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