C’est un rendez-vous bien installé dans le paysage automobile du Gard rhodanien, qui reflète les évolutions d’un secteur qui a beaucoup muté ces dernières années. Comme chaque année, un large choix de véhicules neufs, des Renault, Dacia, Peugeot, Citroën, Ford, Toyota et Fiat, mais aussi des motos via Moto Passion et des vélos via Mondovélo, seront présentés.
« Nous présenterons la nouvelle Twingo électrique pour la première fois aux Bagnolais », pose le gérant de la concession Renault de Bagnols Bruno Benayer. Citroën présentera sa nouvelle C5 Aircross, le garage Languedoc Automobiles, qui vend historiquement des Ford et depuis peu des Toyota, présentera pour la première fois les modèles du constructeur japonais et Peugeot la nouvelle 408 restylée.
Mais au-delà des nouveautés, l’idée est de présenter, pour tous les constructeurs présents, la gamme de motorisations modernes, avec du thermique, de l’hybride et de l’électrique. « Les offres sont diversifiées et complexes, il faut que le client s’y adapte, explique le président de l’ARMA Romain Pailhon. L’intérêt du salon est de présenter nos gammes, mais surtout d’orienter, adapter la solution de mobilité au mode de vie du client. » Et ce avec beaucoup de pédagogie, déjà pour s’y retrouver dans les différents sigles, mais aussi pour démontrer qu’« il n’y a pas de mauvaise solution, il y a des solutions adaptées à toutes les utilisations », affirme Bruno Benayer. « Aujourd’hui, la clé c’est la découverte du client, de ses besoins et de ses envies », complète Jérôme Gnerro, de Citroën Bagnols.
L’électrique poussé par les prix à la pompe
Et ce dans un contexte de forte augmentation des prix à la pompe, surtout pour le diesel, qui pousse l’électrique. « Depuis mars, il y a une forte polarisation sur l’électrique, confirme Jérôme Gnerro, ceux qui hésitaient ne se posent plus de question. » Chez les concessionnaires, l’avis est unanime : si la trajectoire de l’électrification du parc automobile était déjà bien engagée, car « les marques s’étaient mises en ordre de marche », affirme Romain Pailhon, elle s’accélère nettement du fait du contexte actuel.
Il faut dire qu'« une voiture électrique coûte aujourd’hui trois fois moins cher au 100 kilomètres qu’une essence ou un diesel, et un tiers du coût de l’entretien », avance Florian Sarmeo, de Languedoc Automobiles. Alors il s’agit aussi de casser des préjugés sur l’électrique, notamment concernant l’autonomie des véhicules. « C’est le changement d’habitudes qui fait peur, estime Jérôme Gnerro. Or aujourd’hui, on traverse la France avec deux recharges de 24 minutes, et il y a plus de bornes de recharge que de pistolets à essence. »
L’électrique reste pour l’heure plutôt cantonnée au deuxième véhicule du foyer. « Un couple va plus facilement s’équiper d’un véhicule thermique ou hybride et d’une deuxième voiture électrique pour les trajets urbains », pose Romain Pailhon. Sachant qu’il n’y a pas que l’électrique : les véhicules hybrides permettent de diminuer la consommation de carburant, et l’éthanol peut aussi être une solution.
Si ce carburant, deux fois moins cher au litre que le sans-plomb 95, est désormais largement répandu dans les stations-services, il reste marginal dans les gammes de véhicules neufs. « Nous avons un modèle flexfuel éthanol, le Ford Kuga full-hybride, qui se vend bien », précise Florian Sarmeo. Quant au diesel, longtemps en tête des ventes, il est aujourd’hui relégué, dans le meilleur des cas, à un modèle par gamme. Sur ce plan, c’est peu dire que les temps ont changé.
Le salon de l’automobile et de la mobilité, samedi 25 et dimanche 26 avril au complexe des Eyrieux à Bagnols. Entrée libre, jeux pour les enfants sur place prêtés par le Comité des fêtes.