Les enfants étaient sur le devant de la scène, ce mercredi après-midi, au tribunal d’Alès où deux rendez-vous étaient organisés dans le cadre de la Semaine des droits de l’enfant.
Un peu avant 14 heures, une quinzaine d’enfants de l’Aide sociale à l’enfance ont timidement interprété une chanson de Dominique Dimey, C’est le droit des enfants, pour accueillir le public venu assister à un procès d’assises fictif. En effet, quelques minutes plus tard, la section d’art dramatique de l’École municipale de danse et de théâtre d’Alès entrait en scène dans l’une des salles d’audience remplie de nombreux spectateurs.
« Le tribunal est le mieux placé pour penser aux enfants, partout dans le monde, aux droits qu’ils détiennent et qui ne sont pas toujours reconnus », a rappelé Myriam Bendaoud, présidente du tribunal de grande instance d’Alès. Avant que la pièce ne commence, le bâtonnier Michel Allheilig a insisté sur « un souci du détail extraordinaire dans ce procès fictif avec de vraies robes d’avocats et de président de cour d’assises. C’est du théâtre, mais c’est du sérieux ! »
Le spectacle s’est ensuite ouvert sur la présentation de neuf jurés, joués par des adultes, suivi du déroulement du procès où Marie-Madeleine est accusée d’empoisonnement ayant entraîné la mort de la victime. Près de trente enfants âgés de 11 à 18 ans jouent un rôle, comme celui de l’avocat général, l’avocat de la partie civile, l’avocat de la défense, le psychologue, l’expert légiste, l’adjudant-chef, le greffier, l’huissier, les assesseurs, les témoins ou encore les membres de la famille de la victime. Le tout orchestré par Annie Corbier, auteure de la pièce et animatrice des cours de théâtre, qui joue la présidente du tribunal dans ce procès d’assises fictif, où les enfants ont tous les droits.
Élodie Boschet