C’est grâce à un chauffeur-livreur que la victime a pu être à l’origine d’une procédure à l’encontre de son ex-compagnon. Le 10 novembre 2025, aux alentours de 13h, un livreur se présente au domicile de la quinquagénaire, situé dans une résidence du Grau-du-Roi. Le hasard faisant bien les choses, le colis à livrer ne rentre pas dans la boîte aux lettres de la victime, conduisant le livreur à sonner à l’interphone. Sans le savoir, il a alors interrompu une scène de violence prenant place entre la quinquagénaire et son compagnon de 28 ans son cadet.
L’énervement du prévenu viendrait du refus par sa compagne de lui donner 500 €. En situation irrégulière sur le territoire français depuis deux ans, l’homme de nationalité tunisienne reprocherait aussi à sa compagne de ne pas avoir fait sa demande d’Aide médicale d’État. « Les Françaises sont des putes », aurait-il alors lancé. Après lui avoir confisqué son téléphone et ses clés, il s’est attaqué physiquement à sa compagne. Il lui a alors asséné une gifle, l’a poussée sur le canapé, puis a tenté de l’étouffer à l’aide d’un oreiller. Il l’a ensuite traînée dans la salle de bain. C’est à ce moment précis que la sonnette s’est déclenchée. La quinquagénaire a alors imploré le livreur d’appeler la police.
« Elle a la peau sensible »
De retour dans l’appartement après cette interruption dans son déchaînement de violence, le prévenu a mis un grand coup de pied dans la porte. Se trouvant derrière celle-ci, la victime a été blessée au niveau du pied et du genou. Examinée par un médecin, elle a été soumise à une interruption totale du travail de dix jours. Interrogé par les forces de l’ordre, le prévenu explique alors que c’est la porte qui serait à l’origine de la blessure de la victime et non sa violence. « Elle a la peau sensible », a-t-il ajouté lors de sa première audition. « Il ne faut pas oublier que son casier est vierge », lance maître Camille Proix, intervenant aux intérêts du prévenu.
Au vu de la violence de la scène et de l’absence de garanties de représentation du prévenu, ainsi que sa présence irrégulière en France, le ministère public, représenté par Zinev Boukir a requis huit mois d’emprisonnement avec maintien en détention à son encontre et une interdiction du territoire français pour une durée de cinq ans. Après délibération, le tribunal, présidé par Jérôme Reynes, a déclaré le prévenu comme étant coupable des faits reprochés. Il a été condamné à un an d’emprisonnement avec maintien en détention et à une interdiction définitive de territoire français.