Le 4 octobre 2016, deux téléphones portables sont dérobés à l’Intermarché d’Alès. Le visionnage des caméras de vidéosurveillance permet d’identifier un individu qui ressemble fortement à Zahir, 43 ans, accompagné de deux jeunes. Pour ne rien arranger, son ADN est prélevé sur la vitrine. Mais malgré toutes ces coïncidences, le prévenu nie en bloc :
- Ce n’est pas moi qu’on voit sur le film. Et oui, il y a mes empreintes mais c’est pas moi. C’est juste que je vais souvent à Intermarché car j’habite le quartier.
- Pourtant, on note une forte ressemblance avec vous sur la vidéo. Par ailleurs, votre ex-conjointe vous reconnaît, répond la présidente de l’audience Bérangère Le Boedec.
- Oui mais je suis en conflit avec elle, alors forcément ça l’arrange !, répond Zahir.
Le vice-procureur, Sébastien Sider, regrette que le prévenu « nie les faits contrairement aux évidences et entraîne des jeunes dans la délinquance ». Il requiert six mois de prison. L’avocate de Zahir, Euria Thomasian, plaide la relaxe : « La calvitie du monsieur qui apparaît sur la vidéo est bien plus profonde que celle de mon client ! » Calvitie ou pas, la présidente condamne l’accusé à quatre mois de prison.