« Chaque année, on attend le festival et quand il est fini on languit déjà l’année prochaine. » La phrase est signée d’Anne-Marie Eymeric, patronne du café de Paris, à quelques centaines de mètres du parc Arthur-Rimbaud.
Oui mais voilà, cette édition n’est pas un bon cru. C’est en tout cas l’avis de Zoltan, il est le gérant du Central, situé en face : « Ce n’est pas une bonne édition du tout, je pense qu’on a fait entre 25 et 30 % de moins que l’année dernière. De plus on a commencé à vraiment travailler que vendredi, mercredi et jeudi c’était très calme. »
« Tous les commerçants ont morflé »
Du côté du Paris, on opine du chef : « Beaucoup moins de monde que l’an dernier, tous les commerçants ont morflé » affirme Anne-Marie Eymeric.
La faute à qui, ou à quoi ? D’après Zoltan, plusieurs facteurs : « c’est peut-être dû à la météo, et il y a aussi le Zion Garden qui récupère notre clientèle. » Et le gérant de pointer également du doigt « les commerces à la sauvette ».
« Il faut une réglementation »
Pour Yves, serveur au Paris, « Trop de personnes font n’importe quoi avec des tables de camping, sans autorisation. Ils font des plats du jour à 6 euros, vendent des boissons et ils ne paient rien, aucune charge, pas d’impôts. »
La patronne ajoute que ces commerces à la sauvette « ne subissent pas de contrôles d’hygiène, alors que nous on nous contrôle souvent. » Le phénomène n’est certes pas nouveau, mais pour elle « c’est de pire en pire », et Yves de poursuivre : « Si on veut que le Garance reste à Bagnols, il faut une réglementation stricte appliquée par la police et la gendarmerie sur ce sujet. »
Thierry ALLARD