Le 22 avril, devant un public d’associations gardoises et d’élus, les membres de l’association La Camargue à l’Unesco, Stanislas Blohorn, président, Véronique Jullian, vice-présidente, ainsi que les administrateurs Stephan Arnassant et Stéphane Maillis ont présenté le cadre de la candidature de la Camargue à l’Unesco, défini et voté en conseil d’administration.
Ce document définit les grands axes de la candidature au patrimoine mondial naturel de l'Unesco suite à différentes réunions avec les services du ministère de la Transition écologique et de ses services déconcentrés.
La Camargue met en avant trois atouts majeurs : un delta fluvio-marin actif unique en Europe occidentale, des processus géomorphologiques toujours en cours et une interaction forte entre dynamiques naturelles et activités humaines. « La Camargue n’est pas seulement un espace naturel remarquable. C’est un territoire où l’homme a su, au fil des siècles, inventer une manière unique de vivre avec un environnement difficile et la transmettre jusqu’à aujourd’hui. C’est précisément cette alliance entre nature, pratiques et identité vivante qui justifie pleinement sa reconnaissance au patrimoine de l’Unesco », assure Véronique Jullian, vice-présidente de l'association.
Au-delà du classement, le projet vise à structurer un véritable plan de gestion du territoire, aujourd’hui partagé entre plusieurs acteurs. Objectif : mieux coordonner les actions face aux défis majeurs comme la montée des eaux, l’érosion de la biodiversité ou encore le changement climatique. Si le cœur de la Camargue serait le principal espace classé, les zones périphériques bénéficieraient d’un cadre plus souple, tout en profitant d’un levier de développement durable et d’une attractivité touristique renforcée. « L’Unesco n’interdit pas, elle organise », rappellent les porteurs du projet.