Alors que la perspective de voir le Garance Reggae Festival partir de Bagnols est de plus en plus crédible, le maire Jean-Christian Rey, pointé du doigt par les organisateurs, se défend.
L’édile maintient ce qu’il avait déjà affirmé, à savoir qu’il « leur (a) dit qu’ils étaient les bienvenus, mais (qu’il) ne paierait pas » les 130 000 euros pour le nettoyage et la gestion de la voirie.
« Je ne badine pas avec la sécurité, mais ces sommes là, je ne peux pas les mettre en 2015 »
Pour lui, « chaque année, la note augmente de 50 000 à 80 000 euros, ce n’est pas possible », prenant les exemples d’agents de sécurité que la ville a dû payer pour surveiller la voie ferrée après le décès de l’édition 2013 ou encore pour « sécuriser le chemin de Bercon privatisé par des commerces sauvages et des trafics en tous genres », l’ayant contraint à prendre « 10 agents de sécurité supplémentaires pendant une semaine 24 heures sur 24, ça représente 40 000 euros. »
En comptant les agents déjà présents, « c’est un surplus de 80 000 euros. Je ne badine pas avec la sécurité, mais ces sommes là, je ne peux pas les mettre en 2015 » explique Jean-Christian Rey avant d’ajouter : « Mais si les organisateurs veulent les mettre, ils sont les bienvenus. »
« Peut-être que le festival est victime de son succès »
L’augmentation des ventes à la sauvette, dénoncée par les commerçants, ou encore la sono sauvage installée derrière la station service Total ont aussi grevé le budget, car « ça passe principalement par de l’ajout de moyens humains », précise le maire.
Bagnols n’aurait-elle plus les moyens de conserver le « reggae » ? « Si le festival pouvait faire 15 000 personnes (au lieu de 40 000 pour la dernière édition et 60 000 pour la précédente, ndlr), ce serait plus facile, admet Jean-Christian Rey. Peut-être que le festival est victime de son succès. »
Alors même si le Garance n’est pas encore officiellement parti, le maire indique qu’il « travaille sur plusieurs projets, dont un festival qui finance tout, ou encore l’arrivée d’une guinguette l’été en bord de Cèze. Des choses se feront. » Et Jean-Christian Rey de conclure : « il faut sans cesse se remettre en cause, s’ils veulent arrêter, c’est comme ça. »
Thierry ALLARD