Publié il y a 3 ans - Mise à jour le 13.11.2020 - marie-meunier - 3 min  - vu 510 fois

BAGNOLS/CÈZE Pas de cas covid inquiétant aux 7 sources, mais la prudence est de mise

Sébastien Gil est chef de service de l'Ehpad des 7 sources et est également un des trois médecins de l'établissement. (DR)

Comme l'a annoncé le directeur du centre hospitalier, Jean-Philippe Sajus, ce lundi, il y a 27 cas avérés de covid-19 à l'Ehpad des 7 sources. Le docteur Sébastien Gil, chef de service de l'Ehpad en question, en a profité pour faire le point sur la situation. 

"On a une diffusion active du virus qui a commencé début novembre malgré toutes les mesures prises depuis septembre", introduit le docteur Gil. Deux des quatre secteurs de l'établissements comptant 120 résidents sont touchés, à savoir les deux parties Ehpad. L'unité d'hébergement renforcé est indemne. Le secteur long séjour est peu concerné. Celui-là même qui avait été durement touché lors de la première vague avec 25 résidents sur 30 contaminés et huit décès à déplorer.

"Au niveau des résidents, on est sur un nombre de cas comparable à la première fois. Mais avec une grande partie asymptomatiques détectés grâce aux prélèvements", relate le médecin, qui ajoute : "On n'a pas eu une première phase avec une vague de cas sérieux d'emblée. [...] On n'a pas de résidents qui font une décompensation brutale ou de cas inquiétants. Mais on reste prudent car ce virus est imprévisible. Pour l'instant, la situation est plutôt maîtrisée."

"Les équipes sont sous tension mais sont très impliquées"

Une grande campagne de tests est menée sur les résidents et les personnels cette semaine et depuis la semaine dernière. Une première salve a permis d'identifier les personnes positives et négatives. Celles négatives ont subi un deuxième test après 7 ou 10 jours d'intervalle "car il y a parfois des faux négatifs ou des personnes qui se positivent plus tard."

Suivant les consignes de l'Agence régionale de santé, les résidents positifs sont pris en charge sur place, à l'Ehpad, où un secteur covid a été créé. Trois médecins assurent sans discontinuité leur suivi. S'en est accompagné un renforcement matériel et humain pour assurer le surplus de travail. "Les équipes sont sous tension mais sont très impliquées, très professionnelles. On pâtit d'une pénurie globale d'infirmiers sur le bassin", note docteur Gil. Pour éviter tout risque de propagation, les personnels sont postés et ne circulent pas d'un secteur à un autre. Ils sont équipés de surblouses, masques FFP2, tablier, charlotte, lunettes de protection...

L'espoir de réautoriser rapidement les visites des familles

Toutes les aides à la vie quotidienne des résidents sont bien sûr maintenues comme l'habillage ou la toilette. Les ergothérapeutes et les kinésithérapeutes continuent leur activité et les consultations extérieures se poursuivent également. Mais les déambulations des personnes âgées sont limitées. Quant aux visites physiques des familles, elles sont suspendues. Des dérogations peuvent être accordées dans des cas particuliers comme les fins de vie, en suivant un protocole renforcé.

Pour les autres, des appels en visioconférence avec les proches sont organisés plusieurs fois par semaine. La direction appelle systématiquement les familles pour les tenir informées de l'état de santé de leurs aïeux. Elle espère tout de même rétablir les visites rapidement "même si ce ne sera pas la semaine prochaine", et que les familles puissent venir voir leurs proches pendant les fêtes.

Du côté des résidents, le moral est bon selon le chef de service de l'établissement : "La plupart comprend la nécessité des mesures prises. Il n'y a pas de syndrome de glissement. Mais la baisse de moral arrive souvent plus tard. La première vague, c'était arrivé au bout du premier mois. Là, on en est à 10 jours depuis le début de circulation du virus. On espère ne pas trop attendre."

Marie Meunier

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