« Elle mérite une rénovation », lance Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes, se tenant à côté de l’ancien bâtiment de la résidence autonomie la « Montagnette », dans l’Est de la ville. Ce vendredi 27 février, les travaux ont officiellement été lancés en présence de l’édile, mais aussi d’élus et d’habitants, curieux d’assister à la pose symbolique de la première pierre de la nouvelle résidence, avant le début effectif des travaux pour la concrétisation de ce projet d’envergure. L’objectif ? Créer « un lieu de rencontre et d’épanouissement de tous ceux qui y vivront », annonce l’édile.
Ouvert sur le quartier, ce lieu de vie, une fois réhabilité, sera constitué de quarante-huit logements, notamment des T2 construit au sein du bâtiment existant, et d’une extension. Le nouveau bâtiment accueillera alors le réfectoire, la cuisine et la salle polyvalente. Un espace permettant aux habitants de se réunir ou de rencontrer les Nîmois du quartier, notamment les enfants des écoles primaires et maternelles avoisinantes sur les temps périscolaires. Les anciens locaux laisseront place à des espaces lumineux et adaptés aux personnes en situation de handicap, dans un objectif de transformer l’existant. Lors de son discours, l’édile fait référence à « un lieu de vie, d’échanges, d’activités et de liberté ».
Une dimension environnementale
En-dehors de la remise aux normes des installations électriques, des accès de sécurité et de la plomberie, cette réhabilitation permet d’ancrer le futur lieu d’habitation dans une démarche éco-responsable. Les systèmes d’isolation vont être modernisés et le toit du bâtiment va accueillir des panneaux solaires. Une centrale de lavage sans produits chimiques va également y trouver sa place, visant à lui conférer une empreinte énergétique la plus faible possible. Pour lutter contre les fortes chaleurs, des ailettes métalliques vont être installées sur les façades. Le but ? « La prise en compte du confort d’été », explique l’un des architectes ayant travaillé sur le projet.
Soulignant l’importance des lieux intermédiaires entre le domicile et l’Ehpad, Michel Guiral, président du conseil d’administration de la Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail Languedoc-Roussillon (Carsat), évoque : « On ne pouvait que soutenir ce projet ». Un soutien financier certain, d’autant que l’organisme a consenti un prêt sans intérêts de 482 500 € à la ville de Nîmes pour sa réalisation. Près d’1 700 000 € de subventions ont également été consenties par le département du Gard. Le restant sera pris en charge directement par la ville. Coût total des opérations : 5 605 447 € hors taxes. Les premières démolitions devraient débuter la semaine prochaine.