Décor simple et efficace, régie millimétrée d'Arno, accueil impeccable de Sofi, la pièce SOS d’une libido en détresse interroge avec humour l’un des sujets les plus banals et pourtant les plus tabous du quotidien conjugal.
Ailes du désir
Sur scène, Max (Stéphane Battini) et Sophie (Emmanuelle Targhetta ) se débattent dans un duo qui passe rapidement d’un court moment de gêne à de longs éclats de rire, confrontant les ailes du désir à la mécanique du couple.
Lui est fonctionnaire, en déprime. À 18 heures, il est déjà en pyjama, guitare à la main, il gratte du Jean Ferrat ou du Brel, nostalgique. L’élan n’y est plus. Ni dans la vie quotidienne, ni dans le couple. Sophie, sa femme, refuse de baisser les bras. Elle décide de reprendre les choses en main. Objectif affiché, aider Max à sortir de sa torpeur et, au passage, réveiller une libido disparue dans le tourbillon de sa dépression. Psychothérapie, gingembre, céleri, tenues suggestives, tentatives de reconversion rythment son plan d’attaque.
La situation se complique. Sophie appelle à la rescousse sa meilleure amie Marie-So, un peu coincée un peu cliché, histoire de secouer son mari. Son psy, entreprenant, semble lui aussi prêt à s’impliquer au-delà des consultations. Sophie redouble d’efforts. Redonner à Max l’envie d’avoir envie devient un défi à part entière. Un casting, un casting hilarant qui embarque le public nîmois du côté de l’Espagne…
Le complexe de Blanche-Neige
Autrice et comédienne, Emmanuelle Targhetta s’est positionnée dans le registre de la comédie contemporaine centrée sur le couple et les relations affectives. Elle signe avec finesse des textes ancrés dans le quotidien comme Envie de rien, besoin de toi et Serial lover, dans lesquels elle trouve matière à rire des névroses ordinaires. Elle met ici en lumière les petites lâchetés, les frustrations cachées et les malentendus qui fissurent les relations avec humour et justesse de ton. Une dynamique, bien écrite et vraiment drôle. Le duo de comédiens, est salué par le public pour sa complicité et son interprétation.
Emmanuelle Targhetta a su adapter son texte au public nîmois, glissant quelques clins d’œil qui créént une complicité avec le public. Derrière les rires en cascades et les situations absurdes, le spectacle interroge la mécanique du couple et l’usure du désir. Un grand moment de détente qui finit au bar de la Comédie quand le rideau est tombé. Olé !
Infos pratiques
À la Comédie de Nîmes
Samedi 28 février à 18h00
Dimanche 1er mars à 18h00
Vendredi 6 mars à 20h30
Samedi 7 mars à 18h00
Dimanche 8 mars à 18h00
Réservations ici