Ils étaient tous là, ou presque. Ce jeudi, au Parc des expositions de Nîmes, le congrès des maires du Gard a une nouvelle fois confirmé son statut de rendez-vous incontournable de la vie locale. Beaucoup d'élus, évidemment. Beaucoup de nouveaux maires aussi, conséquence directe des dernières élections municipales. Ils sont désormais 120 à porter l'écharpe tricolore pour la première fois dans le département. Mais au-delà des nouveaux visages, c'est toute la classe politique gardoise qui avait fait le déplacement, avec déjà dans un coin de la tête les prochaines élections sénatoriales. La comédie politique était parfois savoureuse. Entre les grands sourires de façade, les poignées de main chaleureuses et les critiques glissées à voix basse dès qu'un interlocuteur avait le dos tourné. Mais réduire cette journée à ces seules scènes serait injuste. Les acteurs du territoire étaient surtout heureux de se retrouver pour une journée républicaine d'échanges, de retours d'expérience et de partage de bonnes pratiques. Les nouveaux élus ont pu profiter des conseils de leurs homologues plus expérimentés. La matinée a débuté par la traditionnelle assemblée générale de l'Association des maires du Gard. Sans surprise, Philippe Ribot, maire de Saint-Privat-des-Vieux et conseiller départemental du canton d'Alès-2, a été réélu à l'unanimité à la présidence de l'association. Une marque de confiance forte de la part de ses collègues, au cœur d'un événement dont le succès ne se dément pas. Autour d'eux, les partenaires des collectivités avaient investi de nombreux stands pour présenter leurs services, leurs innovations et les dernières solutions technologiques destinées aux communes. Car ce rendez-vous est aussi celui du développement économique local. On y échange des cartes de visite, on prend des rendez-vous, on noue des contacts et, bien sûr, on y fait des affaires. Force est de constater que l'objectif est atteint. Depuis une décennie, le congrès des maires du Gard ne cesse de gagner en ampleur. L'édition 2026 marque sans doute un nouveau cap. Il suffisait d'observer l'étonnement des responsables politiques comme des chefs d'entreprise devant l'affluence enregistrée tout au long de la journée. Tous ont apprécié ce moment de retrouvailles, loin des théâtres habituels des affrontements électoraux. Quelques absences ont néanmoins été remarquées. Celles des nouveaux maires du Rassemblement national, à l'exception de Nicolas Meizonnet pour Vauvert. Celles également des parlementaires du parti, hormis Sylvie Josserand. Comme si, même dans ces moments de convivialité institutionnelle, le RN choisissait de rester à distance. Une absence qui n'a perturbé personne, mais qui a nourri bien des conversations. Car chacun sait que l'échéance présidentielle approche. Puis viendront les élections départementales et régionales. Avec, dans le Gard comme en Occitanie, la possibilité d'un basculement politique historique de plusieurs grandes collectivités. Reste à savoir si, demain, cette révolution annoncée modifiera aussi le visage du prochain congrès des maires du Gard.
Publié il y a 58 min -
Mise à jour le 05.06.2026 - Abdel Samari - 2 min
ÉDITORIAL Au congrès des maires du Gard, les retrouvailles avant les batailles électorales
Plus de 120 nouveaux maires, une affluence record et une classe politique mobilisée : le rendez-vous gardois franchit un nouveau cap.
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Abdel Samari