La députée européenne socialiste Chloé Ridel monte au créneau sur la question du risque incendie à Lédenon. Dans une tribune, l'élue, accompagnée d'Henri Simonet, président de l'association Uzège Pont du Gard Durable, et de François Bouveret, président de l'association des Riverains du circuit de Lédenon, appelle les pouvoirs publics à revoir les conditions d'ouverture du circuit automobile durant les périodes de forte vigilance.
Cette prise de position intervient quelques semaines après le violent incendie du 5 juillet dernier, qui s'est déclaré à proximité du village, au sud du circuit, avant de ravager près de 500 hectares de garrigue en quelques heures.
Pour les signataires, cet épisode doit conduire à une réflexion sur l'application des mesures de prévention. Ils rappellent que lorsque le risque incendie est élevé, les habitants doivent respecter de nombreuses restrictions : interdiction des feux et des barbecues, de certains travaux générant des étincelles, limitation de l'accès aux massifs forestiers ou encore interdiction du camping et du bivouac.
« Une question de cohérence »
Dans leur tribune, Chloé Ridel et les deux présidents d'association estiment qu'il existe une incohérence entre ces contraintes imposées à la population et le maintien de l'activité du circuit.
« Quand on demande aux habitants de renoncer à un barbecue, à des travaux, à une promenade ou à certains déplacements pour éviter le moindre départ de feu, il est difficile d'admettre qu'une activité motorisée, située au cœur d'une zone exposée, puisse faire exception », écrivent-ils.
Les auteurs assurent qu'il ne s'agit pas de remettre en cause le circuit de Lédenon, mais de défendre un principe d'égalité devant les règles de sécurité. Selon eux, « la prévention des feux de forêt ne peut pas être comprise si elle semble à géométrie variable ».
Ils demandent ainsi que l'ouverture du circuit soit suspendue dès lors que le risque incendie atteint le niveau orange, estimant que « la prudence doit valoir pour tous ».