Publié il y a 1 h - Mise à jour le 02.02.2026 - Abdel Samari - 2 min  - vu 76 fois

ÉDITORIAL Les universités en danger : une situation intenable

L'entrée de l'Université de Nîmes

- Photo Anthony Maurin

Appauvrir nos capacités d'enseignement aujourd'hui, c'est faire une croix sur notre compétitivité intellectuelle de demain.

Dans un monde fragile, la jeunesse doit faire face à de multiples contraintes. Six ans après la covid, difficile encore de soigner les maux des contraintes de l'enfermement subies par les étudiants. Souvent loin de leurs familles. Aujourd'hui, ce sont d'autres difficultés qui doivent être appréhendées. D'abord, le contexte économique difficile. À la fois pour trouver un job étudiant, penser l'avenir dans le monde du travail. Et même faire face aux situations financières en danger dans les universités. En la matière, celle de Nîmes n'est pas épargnée. Pourtant, elle accueille 6 000 étudiants chaque année. Dans un des départements les plus pauvres de France, sacrée prouesse. Quelles solutions alors ? Elles sont minces actuellement. Car 100 % des universités françaises ont voté un budget en déficit pour 2026. Pas d'autres choix que d'envisager des suppressions de postes. Une incohérence tandis que le nombre d'étudiants ne cesse d'augmenter. Il faut probablement changer de paradigme. L'enseignement supérieur, comme un service public, ne doit pas être soumis à une notion de coût sans autre critère. C'est un investissement d'avenir d'abord. Et un moyen de résister à une économie mondialisée. Notre pays est en compétition déjà avec le monde. Et particulièrement avec l'Asie et les États-Unis. Appauvrir nos capacités d'enseignement aujourd'hui, c'est faire une croix sur notre compétitivité intellectuelle de demain. Sans compter que sur les territoires, Nîmes notamment, l'université fait rayonner la culture, la citoyenneté et répond aux besoins des collectivités et des entreprises. Alors, peut-être que du lycée jusqu'aux études supérieures, il est nécessaire de mieux calibrer les filières, d'interroger le tissu économique et les besoins réels. Il semble évident d'interroger les modes de financement. Et de dégager de nouvelles sources de revenus. Mais il est encore plus crucial d'avoir une idée fixe : il nous faut former les chercheurs de demain. Ceux qui offriront un atout capital pour le futur de nos enfants et petits enfants.

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