Publié il y a 1 h - Mise à jour le 01.02.2026 - Anthony Maurin - 3 min  - vu 19 fois

GARD Briser le plafond de verre des quartiers

Arame entrepreneuse et conseillère Adie 101 - Adie_crédits Jeanne Pascal

Arame, entrepreneuse et conseillère Adie (Photo Jeanne Pascal)

Du 2 au 6 février 2026, l’Adie se mobilise pour lever le plafond de verre de l’entrepreneuriat dans les quartiers prioritaires du Gard.

Yassine - Italian Restaurant - Adie_crédits Jeanne Pascal
Yassine (Photo Jeanne Pascal)

L’Adie est une association reconnue d’utilité publique qui porte l’ambition que chacun, même sans capital, même sans diplôme, peut devenir entrepreneur, s’il a accès à un crédit et à un accompagnement professionnel. L’association dispose de quatre permanences dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) du Gard, à Alès, Nîmes et Vauvert. L’an passé, l’Adie a financé 120 porteurs de projets dans le département, dont 35 en QPV.

Alors que c’est dans les QPV que l’envie d’entreprendre est la plus forte, c’est là que l’on compte la plus faible proportion d’entrepreneurs en France. La cause ? Un manque d'accompagnement et une difficulté d'accès aux financements. Pour faire passer les entrepreneurs des quartiers du projet à l’action, et partager ses conseils et solutions, l’Adie organise du 2 au 6 février une semaine de sensibilisation. Trois ateliers gratuits et ouverts à tous sont organisés dans le Gard.

Les quartiers prioritaires ne se limitent pas à la somme de leurs difficultés. Ce sont aussi des territoires riches d’initiatives qui ne demandent qu’à émerger. En 2025 en France, les quartiers n’abritent pas moins d’un demi-million de personnes qui ont envie d’entreprendre. Paradoxalement, c’est dans les quartiers relevant de la politique prioritaire de la ville que l’on trouve la plus faible proportion d’entrepreneurs de l’Hexagone. « Dans ces territoires qui cumulent les handicaps, les idées ne manquent pas, l’innovation est partout : dans la musique, la danse, la cuisine, le cinéma, le langage, les solidarités, et bien sûr dans l’entrepreneuriat. Ce qui manque, ce sont les moyens d’y croire jusqu’au bout – l’accès au financement, l’accompagnement, la présence humaine qui fait passer du rêve à l’action », explique Sébastien Chaze, directeur régional de l’Adie en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Gard et Corse.

Arame entrepreneuse et conseillère Adie 101 - Adie_crédits Jeanne Pascal
Arame, entrepreneuse et conseillère Adie (Photo Jeanne Pascal)

Parce que l’Adie propose des solutions à tous ces freins à l’initiative économique, l’association organise avec ses partenaires une semaine de sensibilisation du 2 au 6 février pour les faire connaître. Avec trois ateliers gratuits et ouverts à tous proposés dans le Gard, l’association va à la rencontre des porteurs de projets en bas de chez eux, sur les marchés, dans les cafés et les lieux de vie communautaire. À ces entrepreneurs des quartiers, l’Adie dispense tout au long de l’année un accueil bienveillant et professionnel ainsi que des conseils gratuits pour consolider leur projet.

L’association leur propose un financement adapté, le prêt Jump, financé dans le cadre du programme Entrepreneuriat Quartiers 2030, assorti d’un accompagnement renforcé pendant et après la création. Une prime d’État de 1 000 euros est également disponible pour aider les jeunes à amorcer leur activité.

Pour répondre à l’élan des quartiers populaires pour l’entrepreneuriat, l’Adie change d’échelle, portée par la dynamique du programme Entrepreneuriat Quartiers 2030 de Bpifrance. L’association dispose de quatre permanences dans les QPV du Gard, à Alès, Nîmes et Vauvert. L’an passé, l’Adie a financé 120 porteurs de projets dans le département, dont 35 en QPV. « Au quotidien, nos équipes, bénévoles et salariés vont à la rencontre des porteurs de projets en bas de chez eux et tissent ainsi des liens pour faire émerger les projets et redonner confiance à celles et ceux qui avaient rangé leurs rêves au fond d’un tiroir. Cette approche porte ses fruits : nous finançons en moyenne 20 entreprises par jour dans les quartiers en France », explique Grégoire Héaulme, responsable France du déploiement de l’action de l’Adie dans les quartiers.

Au-delà de cette action concrète au cœur des quartiers, l’Adie milite, à l’approche des élections municipales pour que ces quartiers, aujourd'hui vidés de leurs activités économiques, redeviennent de véritables lieux de vie accueillant commerces, services, ateliers, espaces de rencontre.

« Nous appelons les candidats futurs élus à innover dans la conception des opérations d'aménagement, de rénovation urbaine et dans gestion du parc locatif - afin d’ouvrir effectivement et de rendre accessible aux entrepreneurs des quartiers les locaux en rez-de-chaussée », déclare Frédéric Lavenir, président de l’Adie.

Les rendez-vous…

Alès – « Pitcher mon projet », lundi 2 février de 9h30 à 12h30, Maison de projets à Alès, 34b avenue Jean-Baptiste Dumas, 30100 Alès. S’inscrire.

Nîmes – « L’Adie à votre rencontre », mercredi 4 février de 14h à 17h, Agence Adie de Nîmes, 904 avenue du Maréchal Juin, 30907 Nîmes Cedex 2. S’inscrire.

ALÈS – « Bien démarrer mon activité », vendredi 6 février de 9h30 à 12h30, France Travail Alès Avène, 29 chemin des deux Mas, 30100 Alès. S’inscrire

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Anthony Maurin

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