De Carolis favori, mais pas intouchable. Les municipales d’Arles auraient pu ressembler fiévreusement à celles de Nîmes. Un scénario se dessinait avec la rupture entre le maire sortant, Patrick de Carolis, et son premier adjoint, Jean-Michel Jalabert. Comme celle entre Julien Plantier et Jean-Paul Fournier. En embuscade, l’union de la gauche avec à sa tête Nicolas Koukas. Le communiste, rompu à l’exercice, candidat déjà en 2020, espère toujours que la victoire de l’ex-présentateur TV était un accident. On se souvient que la majorité de gauche a gouverné la Ville pendant près de 19 ans… Sauf qu’un sondage en fin d’année de nos confrères de la presse quotidienne régionale a provoqué une douche froide. Et a mis un coup sur la tête à tous les prétendants au fauteuil de maire. Il faut dire que la photographie des rapports de force plusieurs semaines avant le scrutin était limpide comme de l’eau de roche. Patrick de Carolis semblait en position favorable, avec un écart significatif, mais pas écrasant avec le challenger de l’union de la gauche, Nicolas Koukas. Reste que la présence d’une liste RN autour de 19 % pourrait influer sur un second tour selon les reports de voix. En effet, en cas de triangulaire, les amis de Jordan Bardella peuvent empêcher Koukas de capter toute la dynamique d’opposition. C’est le scénario le plus favorable pour le maire sortant. De Carolis est donc favori, mais pas intouchable. D’autant que ce sondage Ifop a été réalisé début décembre, au moment où les électeurs n’avaient pas encore la tête aux élections. Ensuite, c’est le député Emmanuel Taché qui a été testé… Depuis hier samedi, on sait désormais que la tête de liste RN est l’éleveur bien connu d’Arles, Rémy Benson. Nicolas Koukas, de son côté, continue à capitaliser auprès des Arlésiens, déçus de la politique municipale sortante. Il a réussi la prouesse historique d’agréger autour de lui neuf formations politiques de gauche pour un projet commun. Des socialistes à Place Publique en passant par Génération.s, et même le NPA local. Sa campagne trouve de l’écho car elle se veut participative et ancrée dans les quartiers d’Arles. Enfin, chef de l’opposition municipale depuis six ans, il a indéniablement un atout : il est connu et structuré politiquement, avec une parfaite connaissance de tous les dossiers. Est-ce suffisant pour venir contrarier les ambitions de Patrick de Carolis ? Difficile à dire pour le moment, mais certains observateurs alimentent l’idée que l’unité affichée en 2026 par la liste du maire sortant n’a plus le même goût que six ans auparavant. Un argumentaire appuyé par le recrutement de Patrick Chauvin, ancien premier adjoint du maire Hervé Schiavetti (le maire communiste précédent).Les critiques sont nombreuses en direction du maire qui recrute celui qui, en 2014, mettait précisément en œuvre la politique qu’il dénonçait. Pourtant, cette arrivée très commentée renforce la volonté d’unité de Patrick de Carolis en élargissant sa propre majorité. Elle alimente aussi la chronique et les attaques de ses adversaires sur une future majorité hétéroclite et un rassemblement artificiel.
Le Plaza Athénée plutôt que les plats des aînés. Marion Maréchal a présenté, mardi dernier à Paris, son nouveau livre "Si tu te sens Le Pen" (Fayard). Une soirée dans les salons feutrés du Plaza Athénée de la très chic avenue Montaigne. La présence remarquée de Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a été particulièrement commentée. Mais une autre présence, passée plus inaperçue, étonne à Nîmes. Celle de l’eurodéputé Julien Sanchez, tête de liste RN-UDR aux municipales. Pourquoi le candidat qui promet de sauver Nîmes de la peste communiste a-t-il préféré faire un aller-retour à Paris plutôt que d’aller à la rencontre des aînés au banquet de la ville de Nîmes ? « Il n’a tout simplement pas été invité. Seul Yoann Gillet a été convié », glisse une source frontiste. Seulement, le député Gillet a aussi brillé par son absence lors de ce rendez-vous quasi-incontournable auprès d’un électorat qui se déplace aux urnes. « Le RN marche sur l’eau. Ils pensent peut-être qu’il suffit de mettre des affiches dans la ville et de distribuer quelques tracts aux Halles ou dans les marchés populaires pour l’emporter… », commente un proche de Franck Proust. « C’est franchement sidérant de voir à quel point Julien Sanchez n’a aucun intérêt pour les Nîmois. D’ailleurs, demain, s’il est maire, il ne sera pas présent dans la ville. »
Le RN face au mur de l’affichage public. Pour éviter de monter une liste uniquement avec des militants inconnus du grand public, le RN consulte à Nîmes. Sans grand succès pour l’instant. Les coups de téléphone, les SMS pour organiser des premiers échanges afin d’encourager l’arrivée de personnalités reconnues sur la liste de Julien Sanchez ne sont pas suivis d’effet. Les sollicités déclinent poliment. C’est le cas de l’ancien gérant de brasserie Christophe Brunetti ou encore d’Evrard Zaouche, selon nos informations. « Je ne suis pas intéressé pour rejoindre le RN », répond l’un des deux sollicités par notre rédaction. Non pas qu’il ne partage pas le diagnostic du Rassemblement national. Surtout qu’il préfère les idées de l’extrême droite à celles des communistes. Mais s’il est bien vu, en ville, d’être de gauche, on ne peut pas en dire autant de l’autre parti. « C’est un trop gros risque en termes d’image. Nîmes est un grand village, tout le monde se connait. Hors de question de se fâcher ou de perdre des contrats demain… » Le RN ne serait donc pas un parti comme les autres ? « Il suffit de voir ce qu’il se passe aux États-Unis avec la police anti-immigration. Même si, en temps de crise, la question mérite d’être posée sur l’accueil des immigrés, personne ne veut que ce soit la chasse aux sans-papiers dans les rues de Nîmes… »
Un Giraudier multiprises. Il y avait un monde fou jeudi soir à la SMAC Paloma à l’occasion des vœux de la CCI Gard. Éric Giraudier a livré un discours d’une heure devant plus de 1 200 chefs d’entreprise. « C’est un rendez-vous record de mémoire qui exprime clairement l’inquiétude des entrepreneurs locaux face à la situation politique et économique du pays », explique une source de la chambre consulaire. « Éric Giraudier était tout heureux après cette année 2025 difficile liée à sa suspension par le préfet de région. Il a pu voir qu’il capitalise encore sur son nom. » Les élections de la CCI auront lieu en 2027, mais le locataire de la Maison de l’entreprise a pris date à cette occasion. « C’est un phénix, il renait toujours de ses cendres. Pour le battre l’an prochain, il faudra un candidat costaud face à lui », pense savoir l’un de ses anciens opposants. Le changement de majorité à la ville de Nîmes pourrait-il influencer le scrutin économique ? « À coup sûr, même si certains rappellent à Éric Giraudier que lors du mandat d’Alain Clary, son prédécesseur du Medef avait eu des relations très cordiales avec les communistes. » Et si c’est le RN ? « Éric Giraudier est parfaitement compatible avec Julien Sanchez et le RN. Ils travaillent déjà ensemble à Beaucaire et le président de la CCI ne s’en cache pas, bien au contraire… »
Le second tour avant le premier. Du côté des équipes de Franck Proust et de Vincent Bouget, on est déjà plongé dans les calculs du soir du premier tour. « Il faut absolument que les Insoumis ne dépassent pas les 10 % car ils vont nous faire faire des grosses gouttes », explique un proche de l’union de la gauche. « Aucun problème pour Vincent Bouget : il acceptera la fusion avec LFI, les socialistes y sont prêts de toute façon. Et sans les Insoumis, on ne gagnera pas… » Une évolution qui plait à droite, même si certains restent prudents. « Tout le monde imagine un vote repoussoir avec la fusion de Bouget et LFI. Au contraire, les Insoumis vont le propulser pour le second tour », analyse un proche de Franck Proust. Un autre de ses amis complète : « Il nous faut arriver devant le Rassemblement national et on a gagné. Julien Sanchez crie partout qu’il s’est lancé car Franck Proust était incapable de battre les communistes. Si on arrive second, il sera obligé de se retirer, sauf à vouloir faire gagner les communistes… » Mais comment la droite peut-elle assumer une victoire avec les voix des électeurs d’extrême droite ? « Personne n’est propriétaire des voix des Nîmois. Cela ne dérange pas Vincent Bouget de gagner avec l’extrême gauche. Aujourd’hui, LFI c’est pire que le RN », avance une source près de Jean-Paul Fournier. Les digues ont vraiment sauté…
Son cœur balance beaucoup. L’entrepreneur nîmois Denis Allegrini est resté silencieux jusqu’ici sur ses intentions pour les municipales à Nîmes. « Les entreprises ne font pas de politique. On peut avoir des affinités mais pas question de rentrer dans le jeu… », confie l’un de ses amis. Pourtant, dans la ville, la proximité de Denis Allegrini avec Julien Plantier est un secret de polichinelle. Mais depuis quelques jours, le patron du Social Club aurait pris attache avec les équipes de Franck Proust. « Depuis un an, il espérait que les deux hommes soient raisonnables et se mettent d’accord. Il constate à son grand regret que cet accord est mort et enterré. Il veut simplement prendre la température pour la suite… » La suite, elle pourrait s’écrire avec Vincent Bouget ou Julien Sanchez, qui sait ?
Rachid, l'atout. L’ex-collaborateur de Julien Plantier, Rachid Benmahrouz, directeur de cabinet de la maire de Lunel, a décidé de rejoindre Franck Proust. Cette nouvelle a été mal digérée par le candidat de la liste « L’avenir Nîmois ». « Jusqu’au bout, je n’aurais jamais cru que Rachid puisse faire cela à Julien Plantier. C’est une trahison », commente un proche de l’ex-premier adjoint de Jean-Paul Fournier. « Julien Plantier n'a pas toujours été correcte avec ses collaborateurs, ce n’est pas un hasard s’ils ont tous fui chez Franck Proust », explique un proche du candidat de la droite et du centre. Rachid Benmahrouz échangeait depuis plusieurs semaines avec Franck Proust. Les deux hommes sont tombés d’accord sur une présence sur la liste. « Il aura un rôle évolutif. À la fois à la Ville et à l’Agglo. S’il fait ses preuves, Rachid a un bel avenir dans la politique à Nîmes. » En attendant, il doit composer avec les foudres de ses ex-amis. Jusqu’à la famille de Julien Plantier. Sur son répondeur, quelques messages très agressifs sont arrivés. Comme si le destin d’un homme était lié à un seul collaborateur qui faisait la pluie et le beau temps. « C’est vrai que Julien Plantier a beaucoup perdu. Rachid connaît énormément de monde sur le territoire. Il est apprécié et a toujours fait le service après-vente de son patron. Aujourd’hui, son énergie, il va la mettre au service de celui dont il pense qu’il sera le prochain maire, à savoir Franck Proust… »
La descente aux enfers. La politique va tellement vite. Hier, l’adjoint aux Finances du maire de Nîmes, Frédéric Escojido, était le chef de la campagne de Franck Proust. En quelques semaines, il a perdu cette fonction et son avenir politique à Nîmes. « C’est cruel. Franck Proust voulait lui expliquer son choix de ne pas le reconduire, mais Frédéric Escojido a refusé de venir. Ils se sont donc expliqués par téléphone », dévoile une source à l’Agglo. Frédéric Escojido ne devrait même pas participé au dernier conseil municipal de Jean-Paul Fournier samedi prochain selon nos informations. L'ex-directeur de campagne de Jean-Paul Fournier, avait pourtant fait le boulot en 2020 pour permettre la victoire. Mais cette fois, d'autres lui ont été préférés… « Le contexte est totalement différent. Il y a six ans, le candidat était Jean-Paul Fournier et la gauche était divisée. Le RN n’avait pas la puissance d’aujourd’hui. Rapidement, beaucoup ont compris que Frédéric Escojido n’était pas l’homme de la situation… » Pas assez agressif ? Trop tendre avec les opposants ? « Cette campagne sera mortelle. Beaucoup vont tout perdre à la fin. D’un côté comme de l’autre. Il n’y a pas de temps à perdre. Il faut des guerriers pour l’emporter à la fin… », explique l’un des nouveaux Rambo de Nîmes.
Le chiffre. Ils sont quinze de l’ancienne majorité à avoir sauvé leur tête. Le temps de la campagne. Parmi eux, quelques surprises dont on ne donnait pas cher de leur peau au départ. En effet, Franck Proust avait l’intention d’en conserver qu’une dizaine dans sa volonté d’un renouvellement très large. « Il voulait des colistiers avec qui il se sent bien. C’est à la fois un choix de cœur et de raison. Car il va falloir que l’alchimie prenne pour les sept prochaines années », raconte l’un de ses fidèles colistiers. Alors qui reste-t-il de l’ancienne équipe Fournier ? François Courdil, Muriel Thomas, Dominique Lacambra, Valentin Wolber, Richard Schieven, Thierry Procida, Richard Tiberino, Chantal May, Thiphaine Leblond, Emmanuel Carrière, Frédéric Pastor, Christophe Pio, Bernard Angelras, Jean-Marc Campello et Géraldine Rey-Deschamps. Le compte est bon.
Démocratie locale. C’est une révolution qui s’annonce à Nîmes. On pensait que seuls les Insoumis proposeraient de consulter les Nîmois. Ce n’est pas le cas. Selon nos informations, Franck Proust va proposer, à l’occasion de son programme, d’actionner le référendum local pour interroger les Nîmois sur les grands projets de la ville. « Je veux donner la parole aux Nîmois sur des sujets où les avis ne sont pas tranchés. Ce sera probablement le cas pour le Nîmes Olympique », glisse à notre rédaction le candidat de la droite et du centre. Une initiative qui va à rebours des pratiques de Jean-Paul Fournier, qui n’a jamais donné la parole aux Nîmois en dehors des élections municipales. « Franck Proust n’est pas Jean-Paul Fournier. Il va garder le meilleur du maire, mais faire évoluer les pratiques avec notre époque. Les habitants veulent s’engager pour la destinée de leur ville. Et cela correspond à la philosophie de Franck Proust… » Une méthode et une volonté pour faire taire aussi les oppositions sur une critique systématique des pratiques du pouvoir d’un ancien temps…
L’union selon Planque… Hier matin, une grande partie de la presse locale recevait un mail de Paul Planque, candidat de la liste « Alès, c’est vous », appelant au rassemblement des forces de gauche. Un message également adressé aux représentants de la liste « Alès commun » portée par le socialiste Basile Imbert. Cet appel du pied de Paul Planque se résume simplement : partir divisés, c’est s’affaiblir. Une lapalissade, certes, mais toujours utile à rappeler en période électorale. Contacté, l’entourage de Basile Imbert indique que ce dernier a rejeté la proposition du communiste (lequel a d’ailleurs « oublié » de faire figurer les logos PCF et LFI sur ses tracts…). « Une fois encore, ils appellent à l’union, mais uniquement derrière Paul Planque. C’est une union à ses conditions. Il est regrettable qu’à quarante jours du scrutin, il n’ait toujours pas compris que l’union ne se décrète pas ainsi. Cet appel trahit aussi une certaine fébrilité dans son camp », analyse un membre d’Alès commun. L’union attendra…
Paris, c’est fini ! On parle beaucoup des élections municipales en ce moment, période oblige. Un peu moins des élections intercommunales, mais encore moins des sénatoriales. En septembre prochain, les grands électeurs seront amenés à désigner trois sénateurs dans le Gard. Si Laurent Burgoa (LR) et Denis Bouad (PS) tiennent la corde pour rester en poste, ce ne sera pas le cas de Vivette Lopez. Elle avait d’ailleurs annoncé qu’elle ne serait pas candidate à sa succession, préférant soutenir son ancien camarade élu Jean-Louis Blanc à Mus. Elle figurera en fin de sa liste face au maire sortant Patrick Benezech. Pour autant, une folle rumeur circule quant à un éventuel rapprochement avec le Rassemblement National concernant un poste de sénatrice. Infondée. « Elle a déjà tiré un trait sur Paris, et annoncé à ses collaborateurs que c’était terminé », assure une source proche.
LR(N) ? Comme il l’avait annoncé en tout début de son premier mandat de maire à Saint-Géniès-de-Malgoirès, Jean-François Durand-Coutelle n’est pas candidat à sa succession. Il laisse le soin à sa conseillère municipale déléguée à la Jeunesse et la petite enfance, Karen Jouve, de prendre sa suite. L’élu a même vendu sa maison et vit désormais dans la capitale du Gard, preuve qu’une nouvelle page de sa vie a été tournée. Ne cachant pas sa proximité avec Franck Proust, président de Nîmes métropole, il était prévu qu’il le soutienne, directement ou indirectement. Mais une photo publiée il y a quelques jours a attiré tout particulièrement notre attention. Le 18 janvier dernier, soit le lendemain de l’annonce de candidature de Julien Sanchez à Nîmes, l’ancien maire RN de Beaucaire s’est affiché devant la Maison Carrée après son premier tractage. On y voit entre autres le député Yoann Gillet, l’ancien candidat sur la 5ᵉ circonscription Jean-Marie Launay, le conseiller municipal Thierry Jacob, et tout à gauche de la photo… Jean-François Durand-Coutelle. Doit-on y voir quelque chose en particulier ?
D'ici et d'ailleurs. La campagne des municipales est l’occasion pour chaque candidat de scruter la liste des personnalités présentes chez ses adversaires. Du côté de Franck Proust, on n’hésite pas à souligner que tous les colistiers de Vincent Bouget ne sont pas originaires de Nîmes. Il faut aller regarder du côté de Clarensac notamment. « Et alors ? Clarensac est dans Nîmes Métropole. Ce qui n’est pas le cas de l'ancien directeur du CHU, Jean-Olivier Arnaud, conseiller municipal à Cannes-et-Clairan », explique un proche de la tête de liste de l’union de la gauche. Un point partout.
Pas de photo. Une réunion publique est organisée par Nîmes en commun, le mardi 3 février à 18:00 au Centre André Malraux au Chemin-bas d’Avignon. Pour assurer une salle pleine, les équipes de Vincent Bouget vont à la rencontre des habitants du quartier populaire nîmois depuis plusieurs jours. Mais aussi au Clos d’Orville ou encore au Mas de Mingue. Mais l’inquiétude se fait jour car les remontées terrain semblent indiquer une prudence des habitants. « Il y aurait des consignes sur place pour encourager les habitants à ne pas s’y rendre. Certains nous disent craindre de s'afficher », explique une source de l’équipe de Vincent Bouget. « Ce climat de tension vient en contradiction avec notre volonté politique durant cette campagne. Nous sommes sereins pour accompagner les habitants à changer leur quotidien. Il est temps de mettre sur la place publique les difficultés quotidiennes. Personne ne nous en empêchera… » Prochain rendez-vous : le 11 février à Pissevin…
C’est (U)chaud. Philippe Gras a annoncé être candidat à sa succession à la mairie de Codognan. Joffrey Léon en a fait de même à Uchaud. Jusque-là, rien de bien surprenant. Sauf que si les deux premiers édiles sont réélus, un choix cornélien pourrait être soumis à une personne : Thierry Agniel. Premier adjoint de Philippe Gras à la CCRVV, et premier adjoint de Joffrey Léon à Uchaud, l’élu pourrait se retrouver au milieu, lors d’une éventuelle candidature de son maire à la présidence de Rhôny-Vistre-Vidourle. Selon ses dires, sa loyauté le poussera à privilégier la réélection de Philippe Gras, avec lequel il a porté un certain nombre de projets pour l’intercommunalité, au détriment de son maire. Une question qui ne se posera pas, bien sûr, si Philippe Gras laissait sa place de président. Mais difficile de ne pas penser que le maire LR n’ait pas envie de récupérer sa place, bien qu'il ait affirmé vouloir attendre qui sera à la tête de chaque commune. Et une d’entre elles pourrait tout changer : Gallargues, dont le maire Freddy Cerda ne repart pas en mars. Affaire à suivre de près.