Publié il y a 2 h - Mise à jour le 27.01.2026 - Abdel Samari - 2 min  - vu 158 fois

ÉDITORIAL Pourquoi et comment l'Europe finance des projets à Nîmes ?

Franck Proust

Franck Proust à l'Europe

- Photo DR Objectif Gard

Qui est capable aujourd’hui de dire, sur dix ans, ce que le territoire a réellement gagné à élire un candidat gardois aux européennes ? Personne.

L’Europe a mauvaise presse chez une partie des habitants et aussi une partie de la classe politique. Trop loin. Trop compliquée. Trop technocratique. Un outil inutile, presque hors-sol, incapable d’améliorer le quotidien. Sauf que c’est en grande partie faux. Et si cette idée s’installe, c’est aussi — d’abord — parce que ceux qui sont censés la défendre ne le font pas. Prenons le Gard. Ces dernières années, les eurodéputés ont brillé par leur absence dans le débat local. Qui est capable aujourd’hui de dire, sur dix ans, ce que le territoire a réellement gagné à élire un candidat gardois aux européennes ? Personne. Les nouveaux viennent d’arriver, depuis moins d’un an. L’espoir demeure. Mais il y a un fait têtu : quand on regarde la réalité du travail européen, on voit que l’argent est là. Et même déjà là, en France. Le financement européen ruisselle. Le problème, c’est qu’il ne suffit pas que l’Europe existe. Il faut encore aller chercher ses fonds. Et pour ça, il faut des élus mobilisés. Encore plus dans le contexte économique actuel. La Région Occitanie, avec Carole Delga, l’a compris. L’Agglomération de Nîmes aussi. Et elle en a bénéficié. Plusieurs fois. Dans le cadre du PAPI 3 (Programme d’actions de prévention des inondations), par exemple : 900 000 euros pour le Cadereau de Camplanier. Quelques années plus tôt, à l’aval du boulevard Talabot à Nîmes, l’Europe était déjà au rendez-vous : 1,2 million d’euros. Et il y a eu aussi ces financements pour créer un site propre cyclable dans la zone d’activités économiques de KM Delta, à Nîmes. Ce sont des réalisations peu visibles. Mais c’est du concret. Et surtout, c’est utile. Parce que ça protège. Et cela prépare l'avenir. Franck Proust, aujourd’hui président de Nîmes métropole, a su en tirer profit. Même après son mandat européen. Par son réseau. Par son influence. D’ailleurs, pour battre le fer tant qu’il est chaud, à la demande d’Intercommunalités de France et en parallèle de la campagne municipale, il vient de conclure une mission sur la mobilisation future des fonds européens au bénéfice des collectivités françaises. Car le risque est là : voir les crédits européens progressivement aspirés par de grands projets nationaux. Et laisser les territoires sur le bas-côté. Ce serait un contresens de l'histoire. À l’heure où la géopolitique se durcit. Où le climat change. L’Europe doit continuer à faire du sur-mesure. Mais pour ça, encore faut-il que la France parle d’une seule voix. Ce n’est pas pour demain. Les populistes de gauche et de droite sont aux portes du pouvoir. Et l’envie est ailleurs. Loin, très loin de l’Europe. Car c’est bien connu : pour être plus fort, il faut surtout être tout seul chez soi, la porte fermée à triple tour.

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