La soirée s'ouvre sur Thibaut. Le jeune artiste français évolue sur un plan incliné blanc qui sert de décor à plusieurs séquences chorégraphiées. Quelques minutes plus tard, Gaëtan Roussel prend le relais. Tout sourire, l'ancien leader de Louise Attaque retrouve les arènes en première partie de Vanessa Paradis.
Louise Attaque était là. Dans les premiers rangs, dans les gradins, sur scène aussi. Gaëtan Roussel enchaîne plusieurs titres du groupe qui l'a révélé, dont J't'emmène au vent. Sur J'entends des voix, les 8 000 spectateurs reprennent le refrain encore et encore à sa demande.
Les arènes au paradis
Puis Vanessa Paradis apparaît sur la scène des arènes. La chanteuse présente sa tournée du Retour des beaux jours, du nom de l'album paru à l'automne dernier, écrit en grande partie par Étienne Daho. Un disque qui trouve naturellement sa place aux côtés des chansons qui ont marqué sa carrière. Entourée de ses musiciens, Vanessa Paradis s'appuie sur une scénographie particulièrement soignée. L'un des tableaux les plus réussis accompagne Joe le taxi, saxophone et percus, alors que des images pixélisées de la jeune Vanessa Paradis apparaissent en fond d'écran.
Le concert laisse également une place importante aux chansons plus anciennes. Depuis Joe le taxi, jusqu'aux titres écrits au fil des années par Serge Gainsbourg, Matthieu Chedid, Benjamin Biolay, Étienne Daho ou Gaëtan Roussel, Vanessa Paradis déroule un répertoire qui traverse plusieurs générations. Gaëtan Roussel reste d'ailleurs présent. Même après avoir quitté la scène, l'ancien chanteur de Louise Attaque réapparaît à travers l'une des chansons qu'il a écrites pour Vanessa Paradis. Et puis Tandem. Les titres du nouvel album côtoient ainsi des morceaux connus de tous. Un mélange qui fonctionne toujours auprès d'un public venu retrouver une artiste dont les chansons accompagnent plusieurs générations.
Coup de gueule
Les photographes accrédités avaient pourtant reçu des consignes précises avant le concert de Vanessa Paradis et l'autorisation de travailler depuis le public. Malgré cela, plusieurs agents de sécurité sont venus leur demander d'interrompre leurs prises de vue en plein spectacle. Une situation difficile à comprendre alors que les modalités de couverture avaient été validées en amont et même sur place. Un manque de coordination regrettable qui a compliqué le travail des photographes présents aux arènes.