Une Palme d'Or dans un contexte particulier. À l'issue des deux premières journées, deux petits points séparaient Vincent Marignan et Joachim Cadenas au classement. La finale s'annonçait donc riche en suspense. Oui, mais voilà, à la suite d'une altercation avec le président de course Anouar Balti, le 23 juillet dernier, le vainqueur de la 94e Cocarde d'Or a été suspendu à titre provisoire par la Fédération française de la course camarguaise, et ainsi privé d'un duel face à Marignan sur la piste des arènes Paul-Laurent, ce lundi 27 juillet.
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Une absence - à laquelle s'ajoute celle d'Anouar Balti - qui n'a évidemment pas manqué d'alimenter les conversations dans les gradins, une nouvelle fois bien garnis pour cette finale de la Palme d'Or. Le président de course, Claude Chevalier, a souhaité d'emblée "faire une mise au point". "Je suis là parce que personne ne voulait venir. La décision a été prise hier – dimanche 26 juillet, NDLR – à 22 h, avec mon accord et celui de la Ville de Beaucaire. La seule et unique raison de ma présence aujourd'hui est tout d'abord ma passion pour la course camarguaise et de permettre au public, aux manadiers et aux raseteurs de passer une belle après-midi dans les arènes de Beaucaire. Je ne suis pas intéressé par ce qui se dit sur les réseaux sociaux et je le revendique", a-t-il déclaré au micro.
Minerve au cou, larmes dans les yeux
Avant la capelado, les cavalières des Écuries de Faustine ont ouvert les festivités avec une démonstration équestre sur une piste ornée de dessins, suivie du défilé des groupes de tradition de Beaucaire. Un hommage a ensuite été rendu à la manade Aubanel-Baroncelli, qui célèbre cette année ses 130 ans, en présence de Bérenger et Réginald Aubanel. La reine d'Arles et ses demoiselles d'honneur ont également rejoint le cortège.
L'instant le plus fort de cette ouverture a été le retour - sans son habit blanc - sur le sable beaucairois de Youssef Zekraoui, accueilli par une longue et chaleureuse ovation. Le raseteur, victime d'un grave accident dans les arènes d'Arles le 6 juillet dernier, a eu bien du mal à contenir son émotion.
Et de cinq
À l'issue de cette finale, Vincent Marignan a décroché sa cinquième Palme d'Or, avec 55 points. "Les deux premières courses, avec la présence de Joachim Cadenas, étaient assez sportives. On était en concurrence directe, donc c'était assez sympa en piste. La finale a été un peu gâchée parce qu'il n'a pas pu venir, mais on a essayé de trouver une entente avec l'ensemble des raseteurs pour faire le travail. Ça aurait peut-être été mieux avec plus de compétition, mais j'ai trouvé ça bien quand même." Une victoire qu'il savoure malgré tout, "parce que j'ai fait mon travail devant les taureaux, coûte que coûte."
Joachim Cadenas termine deuxième avec 37 points - le prix a été remis à son petit frère et à sa petite sœur - suivi de Lucas Lopez, avec 29 points. Ismaël Oukharti a, quant à lui, décroché le raset d'or.
Le prix du meilleur taureau de la finale a été attribué à Hermès de la manade Aubanel, vainqueur de la Palme d'Or 2025. Castella de la manade Saumade a reçu le trophée du meilleur cocardier de l'ensemble des trois courses.
Manade qui recevra au mois de novembre le prix Camarina, lequel récompense le meilleur taureau de la première journée de la Palme d'Or. Amiral de la manade Chauvet a quant à lui remporté le prix Souvenir Marius-Gardiol.