Face à la baisse annoncée de 11% des crédits nationaux de l’État pour l’Insertion par l’Activité Économique (IAE) dans le projet de loi de finances 2026, dont une réduction immédiate de 6% au premier semestre, le Conseil départemental du Gard réaffirme son soutien indéfectible aux Ateliers et Chantiers d’Insertion (ACI).
Ces structures accueillent des personnes en situation de précarité et leur proposent des formations qualifiantes ainsi qu’un accompagnement vers l’emploi. Elles interviennent dans des activités à forte utilité sociale : réhabilitation du patrimoine, entretien des espaces verts, recyclage ou agriculture biologique.
Elles jouent un rôle essentiel dans la cohésion sociale du territoire. Le Conseil départemental du Gard dénonce une décision brutale, qui menace les parcours d’insertion de centaines de Gardois vulnérables, dans un département déjà marqué par un taux de pauvreté et de chômage largement supérieur à la moyenne nationale.
Malgré des contraintes financières majeures, notamment liées à la hausse des dépenses obligatoires (RSA, APA, PCH), le Conseil départemental du Gard maintient son engagement. Le reste à charge sociale s’est élevé à 136 M€ en 2025, conséquence directe du désengagement progressif de l’État.
La collectivité assume néanmoins pleinement ses obligations légales en tant que cofinanceur des ACI. Elle va même au-delà, avec près de 6 M€ d’aides directes complémentaires attribuées chaque année.
Lors de l’adoption de son budget prévisionnel 2026, le 9 janvier dernier, le Conseil départemental a maintenu au même niveau ses aides extralégales individualisées. Ces aides seront votées dès février par la Commission permanente. Le Département reconduit également les aides forfaitaires supplémentaires pour les jeunes en insertion, et a inscrit dans son budget une provision pour la revalorisation du RSA.
Ces engagements s’inscrivent dans le Schéma départemental des solidarités sociales. L’IAE y est identifiée comme un levier stratégique de cohésion sociale et de développement local. Son impact économique est démontré : chaque euro investi génère jusqu’à 2,5 euros de valeur ajoutée locale.
Le Conseil départemental a adressé un courrier à l’ensemble des structures de l’IAE pour leur témoigner sa solidarité et leur garantir un accompagnement concret face à cette crise.
Parallèlement, la présidente Françoise Laurent-Perrigot a écrit solennellement au Premier ministre. Elle lui demande un réexamen de la baisse programmée des crédits de l'IAE, la préservation des dotations pour les territoires fragiles comme le Gard, ainsi qu’une meilleure association des collectivités aux décisions relatives aux politiques qui relèvent de leurs compétences obligatoires, dont la solidarité et l’insertion.
Ces initiatives traduisent la volonté du Département de défendre l’Insertion par l'Activité Économique, non pas comme une charge, mais comme un véritable investissement dans le développement durable et solidaire de notre territoire.